ÊTES-VOUS AFFECTÉ PAR LE SENTIMENT DE REJET ?

Par le 17 septembre 2015

Vous est-il déjà arrivé de ressentir une profonde solitude, de rester accroché à une situation affective illusoire ou autres difficultés relationnelles, d’avoir besoin de vous isoler, de fuir ce qui fait mal, de vous sentir non méritant, de donner mais d’avoir de la difficulté à recevoir des compliments, des bonnes choses de façon globale? Pour la majorité d’entre vous la réponse doit être Oui et c’est bien humain.

Je suis dans le domaine de la libération émotionnelle, santé, mieux-être, joie de vivre depuis plus de 20 ans en tant que conférencière, auteure, formatrice en entreprise et thérapeute en consultation privée et j’ai eu à ce jour, le plaisir d’aider des milliers de personnes à travers le monde avec grand bonheur. Nous portons tous des effets reliés au passé et qui se répercutent encore à différents degrés, on le sait. Par contre, le passé se doit de nous servir comme base de référence et non comme un lieu de résidence, comme le dit cette phrase que j’ai lue récemment d’un auteur inconnu et qui fait plein de sens.

Se sentir non désiré

Le sentiment de rejet pourra amener la personne à se sentir sans le droit d’exister pleinement, etc. Je vois tant de gens qui ont ressenti de l’indifférence, un manque d’amour, d’affection, de tendresse en bas âge. Aujourd’hui, elles sont fréquemment déstabilisées, en vide affectif et tentent de combler ce manque, malheureusement et inconsciemment trop souvent, avec des personnes qui portent ce même vide. Le cercle vicieux se perpétue. Un besoin de se sentir exister à travers l’autre, de se faire reconnaître à tout prix est sous-jacent. Cette personne sera aussi plutôt sensible à la critique, se sentant facilement rejetée. « Qu’est-ce que j’ai fait de pas correct », pourra-t-elle se dire…

La fuite et le non mérite

On dit que le mécanisme de défense relié à cette blessure, c’est le masque du fuyant. Donc, cette personne risquera de développer une attitude de fuite pensant inconsciemment diminuer le rejet et la souffrance, mais c’est le masque qui prend place et met de côté le réel pouvoir personnel. Cette personne cherche à ne pas prendre trop de place, peut se faufiler en soi dans un monde imaginaire qui la fait rêvasser hors des faits et gestes de la réalité, peut procrastiner dans ce qui doit avoir besoin d’être mis à l’ordre, elle fait toutes sortes de choses et peut devenir éparpillée, ménage et tâches non complétées, etc. Le simple fait d’avoir des biens matériels peut même dans certains cas l’insécuriser, car il est moins facile de fuir avec de telles attaches.

Sa capacité à se laisser aimer pourra être déficiente même si c’est son grand désir. Elle donnera beaucoup, pourra se laisser maltraiter, aura de la difficulté à recevoir. En fait, elle se rejette inconsciemment et se demande pourquoi certaines difficultés perdurent. La charge émotionnelle qui maintient cet état roule en sourdine.

Elle peut avoir peur de se lier par crainte de souffrir et d’être rejetée et quand elle ose, elle risque de s’attirer quelqu’un qui va confirmer sa blessure, sa notion de non-mérite et elle se fera faire mal, rejeter. Sans le réaliser, elle dénigre sa propre valeur par le fait même. Elle a de la difficulté à dire non, donc limitée dans sa capacité à se dire oui à elle-même. Ce stress ne favorise aucunement un état de joie et de bien-être émotionnel et physique. Ne se sentant pas le droit (inconsciemment toujours) d’exister pleinement, de mériter une relation affective saine, respectueuse, tendre et heureuse, une abondance fluide, du temps pour soi, etc. elle aura de la difficulté à se faire plaisir à chaque instant et pourra se retrouver à tourner en rond, à ne pas pouvoir s’ouvrir aux opportunités de changement heureux que la vie lui présente et pendant ce temps-là la vie passe. Elle remet le bonheur à plus tard à son insu.

Une personne étant très touchée par le rejet pourra aussi :

  • Avoir de la difficulté à donner son opinion
  • Se culpabiliser facilement
  • Vivre de l’angoisse, de l’anxiété. Le fuyant peut avoir peur de paniquer, de faire de l’anxiété, d’angoisser. C’est une forme de fuite au lieu d’aller de l’avant et d’explorer en sachant qu’il n’y a aucun danger mortel comme on pourrait dire. Cette peur la porte à dramatiser et ainsi amplifier ce qui est sans le vouloir consciemment bien sûr. Elle trouve toujours de bonnes raisons pour fuir. Un ami fait une invitation à un repas, cette personne pourra refuser en disant qu’elle n’a pas le temps car elle a trop de travail. Il y a encore et encore des raisons de ne pas s’amuser, de prendre du temps pour soi.
  • Difficulté à regarder dans les yeux.
  • Avoir peur de recevoir le meilleur en tout, repousser les compliments, etc.
  • Peut se sentir redevable de recevoir de l’aide donc préfère s’isoler une fois de plus et s’épuise à tout faire seule.
  • Camoufle ses besoins, ne veut pas déranger.
  • L’approbation des autres la sécurise.
  • Pourra même vivre du rejet via la sexualité ou attirer des personnes qui la voudront pour cet aspect mais sans amour.

On peut s’en sortir

C’est Wilhelm Reich, médecin, psychiatre, psychanalyste et critique de la société autrichienne, suivi du psychiatre américain John Pierrakos qui ont été les premiers à identifier, répertorier et observer les cinq blessures fondamentales (rejet, abandon, humiliation, injustice, trahison). Les travaux ont été repris par Lise Bourbeau et comme le dit celle-ci dans son livre spécifiquement axé sur le sujet et intitulé « Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même », « Le fuyant développe souvent des problèmes de peau pour ne pas être touché. La peau étant un organe de contact, son aspect peut attirer ou repousser une autre personne. Un problème de peau chez une personne est un moyen inconscient de ne pas être touché, et ce, surtout à l’endroit où se situe le problème. »

Elle pourra inconsciemment rendre sa vie de couple pénible par ces modèles. Puisqu’elle a appris à se sentir exister dans la souffrance reliée entre autres au sentiment de rejet malheureusement, tant qu’elle n’a pas fait d’introspection, de dégagement, le schéma émotionnel reste actif.

Signaux que la blessure est en voie de guérison. La personne…

  • Demande de l’aide au besoin;
  • Prend de plus en plus sa place, s’affirme;
  • Fait des choses nouvelles;
  • Se confie à une personne de confiance;
  • Réalise avec empathie que ses parents ont fait de leur mieux avec les ressources qu’ils avaient;
  • Ose toucher sa sensibilité, sa vulnérabilité;
  • A une meilleure valorisation personnelle, meilleur respect de soi;
  • Exprime sa créativité et permet aux autres de la découvrir (ex : peindre et exposer ses œuvres avec aisance et fierté);
  • A une démarche plus assurée;
  • Favorise ce qui stimule la joie de vivre, le rire, etc. ;

Pour plus d’explications sur la mécanique des blessures émotionnelles, je vous invite à visionner la vidéo sur ce lien  et à vous inscrire à mon infolettre sur ce même site, car je vous réserve pour bientôt une formation gratuite sur le sujet et qui sera accessible uniquement aux gens inscrits sur cette liste. Mon livre « Émotions, joie de vivre et autoguérison. La conscience au-delà des maux » est aussi une ressource inestimable en ce sens. Disponible sur le site internet. Bienvenue aussi sur ma page Facebook qui regorge d’inspiration et de ressources.

Je vous souhaite tout l’amour possible pour vous-même et merci d’avoir pris ce temps pour accueillir mes propos. J’apprécie votre présence à cette communication qui se veut source de joie, de sérénité pour tous.

Line Bolduc

32 commentaires

  1. Florence

    17 septembre 2015 at 6 h 42 min

    Merci pour ce bel article qui décrit bien le sentiment de rejet et ses conséquences. Nous sommes tous plus ou moins affectés par lui, encore faut-il en prendre conscience…

    • Line Bolduc

      19 septembre 2015 at 23 h 53 min

      Merci Florence pour ce gentil message! J’apprécie! 🙂

  2. Sandie

    21 septembre 2015 at 8 h 13 min

    Et oui, c’est humain!
    Il est normal d’être plus ou moins affecté par le sentiment de rejet, je pense que nous y passons tous à un moment ou à un autre, même si parfois cela ne dure que quelques minutes. Il faut savoir que tout sentiment provient de la pensée et non pas de ce qui s’est passé (même si ça semble venir de là) dans notre vie, dans le passé ou autre. Cela dépend uniquement de la pensée que nous avons sur le moment. Ce qui explique pourquoi un jour on sera plus affecté qu’un autre jour ou que le sentiment est plus ou moins fort d’un moment à un autre.

    • Line Bolduc

      24 septembre 2015 at 15 h 00 min

      Merci Sandie, très bien dit !! 🙂

    • Alexandre

      28 septembre 2015 at 7 h 24 min

      Cependant chère Sandie je pense tout de même que les évènements personnels et extérieurs ont un effet sur l’humeur et sur le sentiment d’exclusion. Nous intéragissons en permanence avec notre environnement. Comment cela se pourrait-il que tous les problèmes viennent uniquement de la pensée? Ne serait-ce pas plutôt que le sentiment de rejet est majoritairement causé par des pensées et dans une certaine mesure les évènements confortent ce sentiment ? (comme un stimulant)

      • Sandie

        29 septembre 2015 at 6 h 49 min

        Bonjour Alexandre,
        En fait nous ne réagissons jamais directement aux évènements extérieurs. Nous ne voyons pas le monde extérieur tel qu’il est réellement, nous le voyons et en faisons l’expérience via la pensée.
        Ensuite nous pensons tous différemment, nous vivons dans des réalités différentes de ce fait, ce qui explique qu’une personne réagira complètement différemment au même évènement, parce que nous en faisons l’expérience via la pensée.
        Si nous avons une pensée différente, notre expérience sera complètement différente.
        J’espère que ça répond à votre question.
        Cordialement,
        Sandie

        • Line Bolduc

          13 octobre 2015 at 16 h 54 min

          Merci Sandie pour l’expression de votre pensée en toute authenticité !

      • Line Bolduc

        13 octobre 2015 at 16 h 53 min

        Merci Alexandre pour ce commentaire vraiment très pertinent.

    • Alexandre

      28 septembre 2015 at 13 h 01 min

      J’avais écrit un commentaire en réponse à « Sandie » qui a été supprimé…Bizarre…

      • Line Bolduc

        13 octobre 2015 at 17 h 02 min

        Alexandre, je le vois votre commentaire et vous en remercie. S’il y en avait un autre, je ne suis pas au courant.

  3. Linette

    21 septembre 2015 at 13 h 23 min

    C’est tout moi … incroyable .. vous avez trouvé les bons mots .. merci !!

  4. Julie

    24 septembre 2015 at 13 h 50 min

    Wow, je me suis reconnue à travers ces propos, je crois bien être en voie de guérison! Merci pour ce texte si touchant et criant de vérité!

    • Line Bolduc

      24 septembre 2015 at 14 h 58 min

      Merci Julie, merci ça me touche. Bonne route sur la voie du bonheur ! 🙂

  5. Line Bolduc

    24 septembre 2015 at 14 h 57 min

    Merci beaucoup Linette pour ce gentil message, j’apprécie ! 🙂

  6. Ravololoniaina faratiana

    26 septembre 2015 at 7 h 56 min

    Qu’est ce qu’il faut faire pour avoir une relation durable sans être repousser à chaque foi??
    Merci

  7. Marie-Eve

    28 septembre 2015 at 12 h 49 min

    Merci pour ce texte très intéressant. Je me reconnais tellement avec cette blessure, je crois que je fais quelques progrès mais c’est encore très présent dans plusieurs aspects de ma vie …

    • Line Bolduc

      13 octobre 2015 at 16 h 55 min

      Merci Marie-Eve, c’est gentil. Pas à pas on y arrive ! 🙂

  8. Ghesquiere

    1 octobre 2015 at 1 h 31 min

    J’ai l’impression que vous parlé de moi… Je me sent mieux de savoir qu’il y a une issue…
    Merci

    • Line Bolduc

      13 octobre 2015 at 16 h 56 min

      Merci Ghesquiere, c’est gentil. Je peux vous comprendre en effet. Je l’ai vécu et je m’en suis sortie avec de l’aide. Courage et espoir.

  9. Yannick kitoko

    12 octobre 2015 at 17 h 20 min

    J’ai l’impression que vous parlé de moi… Je me sent mieux de savoir qu’il y a une solution pour mes problèmes…
    Merci

    • Line Bolduc

      13 octobre 2015 at 16 h 58 min

      Merci Yannick, tant mieux si cela a éveillé de l’espoir, car oui on peut s’en sortir.

  10. kitoko

    12 octobre 2015 at 17 h 23 min

    J’ai l’impression que vous parlé de moi… Je me sent mieux
    de savoir qu’il y a une issue…
    Merci

    • Line Bolduc

      13 octobre 2015 at 16 h 59 min

      Merci Kitoko, je vous souhaite plein de sérénité

  11. Pingback: LA BLESSURE DE REJET… 7 MOYENS POUR VOUS EN LIBÉRER - par Line Bolduc pour La solution est en vous!

  12. Ikb

    28 septembre 2016 at 18 h 01 min

    Bonjour

    Je débarque mais tout ici ne parle que de moi et je suis ravie de savoir que cela ira mieux un jour.

  13. bibot

    1 janvier 2017 at 10 h 31 min

    Bonjour Line Bolduc, je me retrouve vraiment, cependant je cherche vraiment des solutions afin d’être mieux dans ma vie, car je ne suis pas bien (manque de confiance en moi, solitude, peur du rejet, toujours en demande d’approbation…oui je suis un enfant non désirer, aujourd’hui adulte, j’ai du mal a avoir et prendre ma place….

    Un grand merci à vous, belle et heureuse année 2017

  14. Alex

    1 janvier 2017 at 10 h 35 min

    Dans une société ouverte et « humaine », on laisse libre cours aux émotions, on accepte les faiblesses des autres, les peurs de rejet, les sentiments de frustration, etc (car nous sommes humains avant tou).

    Dans une société intolérante, on méprise et rejette les personnes qui osent avouer leurs faiblesses et phobies, on les stigmatise selon la couleur de leur peau, leur origine. Tandis que de l’autre côté les politiciens font croire qu’ils vont tout arranger, à coups de discours politiques confiants (votez-pour moi)! Mais la réalité est bien différente pour des millions de personnes de la classe moyenne (et pas que classe moyenne).
    Ca ne vous rappelle pas un certain pays?Moi oui..Malheureusement j’y vis…

    • étoile

      14 mars 2017 at 9 h 02 min

      « C’est Wilhelm Reich, médecin, psychiatre, psychanalyste et critique de la société autrichienne, suivi du psychiatre américain John Pierrakos qui ont été les premiers à identifier, répertorier et observer les cinq blessures fondamentales (rejet, abandon, humiliation, injustice, trahison). »

      Quant à Lise Bourbeau, elle est canadienne.

      Avouer ses faiblesses, ce qui demande un certain courage, passe aussi par arrêter de rejeter la responsabilité de son état sur la société.

  15. Colin N

    10 mai 2017 at 7 h 11 min

    Ce que je lis me correspond exactement. Et ce sentiment de rejet est plus présent à certains moments que d’autres, c’est par période.Pour l’instant, je suis dans une mauvaise passe avec ça, vivement que je revois ma psy mardi prochain pour en parler. Et contente de savoir qu’il y a des issues.

  16. Carbec

    19 novembre 2017 at 21 h 05 min

    J’ai vécu du rejet depuis ma plus tendre enfance et j’en vis encore à 53 ans. 2 dépressions à mon actif. Ca fait 10 ans que je suis célibataire car je n’ai plus confiance, ni en moi, ni en personne. J’ai tellement mal en dedans. J’ai essayé tout les trucs mentionné mais rien n’y fait, je retombe toujours. C’est trop profond 🙁 Vous allez me dire de consulter mais je n’en ai pas les moyens, alors………….je tiens le coup mais j’ai peur de retomber en dépression.

  17. sylvie

    14 décembre 2017 at 3 h 30 min

    Bonjour,
    Je me reconnais tout à fait dans cette description, que de souffrances et de gachis…tourner en rond s’est exactement çà
    Merci

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