NOS ENFANTS, HÉRITIERS DE NOS TRANSFORMATIONS

Par le 18 janvier 2018
Pixdeluxe

Ils remarquent tout!

Vous l’avez sans doute déjà remarqué! Les enfants sont des éponges qui observent vivement la vie qui les entoure et qui sont directement impactés par tout ce qui passe dans leur monde.

Et comme parent, il est facile de constater que nos petits amours sont influencés beaucoup plus par ce qu’ils nous voient faire et être, que ce qu’on leur dit de faire.

Vous ne trouvez pas?

Notre transformation au service de nos petits

Cette semaine, j’ai pris conscience de ce fait une fois de plus, plus spécifiquement dans le contexte de nos propres transformations intérieures. Car les enfants sont les héritiers de tout ce que nous arrivons à dénouer ou alléger dans nos vies, même si à prime abord on le fait pour nous.

Je m’explique à travers cette anecdote récente.

Comme chaque mois, j’ai animé un Cercle de femmes de cœur dans mon salon. Habituellement, je m’assure que mon mari puisse être là pour s’occuper de notre fils de 7 ans, Milo, pendant ce temps. Mais ce mois-ci, les événements ont fait en sorte que c’était impossible.

Je me suis retrouvée alors à porter les deux; le dodo de mon fils et l’animation du cercle. Pour que ce soit fluide, j’ai décalé le début du cercle légèrement et me suis assurée de monter dans la chambre avec Milo avec amplement de temps pour la routine du soir.

Cependant, une fois l’histoire terminée quand je m’apprêtais à redescendre au salon, mon grand sensible Milo m’a dit ne pas se sentir ‘correct’. Il savait que je serais occupée avec les femmes du groupe et donc, moins disponible qu’à l’habitude.

Dans les faits, cela ne changeait pas grand-chose, car il s’endort habituellement très facilement et bien sûr, s’il y avait vraiment un problème, je serais là pour lui. Mais ce changement avait réveillé ses insécurités et sa petite lèvre inférieure tremblait. Il était fébrile et essayait de gérer ses émotions.

Je lui ai flatté les cheveux et lui ai demandé de quoi il avait besoin pour se sentir mieux. Il a réfléchi un instant puis m’a dit en me tendant les bras : « J’ai juste besoin de pleurer un peu ». Je l’ai donc pris dans les bras et il a pleuré de chaudes larmes.

Cela n’a pas duré très longtemps, mais c’était très senti et touchant. Par la suite son énergie avait vraiment changé. Il était plus léger et m’a demandé s’il pouvait lire un peu avant de s’endormir.

En fait, il avait réussi à dégager un trop-plein d’émotions en exprimant par ses larmes ce qu’il avait sur le cœur et cela a eu un effet des plus bénéfiques sur lui.

Cela m’a fait chaud au cœur et j’ai eu une bouffée de reconnaissance et de gratitude. Car cela m’arrive assez souvent au quotidien, quand je me sens trop chargée, de me laisser pleurer. Et inévitablement, cela me fait un grand bien. Je ne me cache pas de Milo s’il est dans les alentours quand cela arrive, car j’estime que je n’ai rien à cacher et que c’est un comportement sain qui contribue à mon bien-être.

Nos enfants, notre reflet!

Je me rappelle d’avoir été frappée de la même façon il y a quelques années, quand je me promenais dans le village avec mon petit Milo de 4 ans. À un moment donné et sans préavis, il s’est arrêté net, s’est assis sur le trottoir et m’a dit d’un ton serein, mais pourtant décidé « I’m having a little moment for myself » (« Je prends un petit moment pour moi »).

Je me suis alors assise à côté de lui et ensemble nous avons passé quelques agréables instants en silence complice avant de reprendre notre route. Il a fallu qu’on s’arrête plusieurs fois pour de « petits moments pour moi » et franchement j’ai adoré!

Encore une fois, Milo imitait quelque chose qu’il m’entendait dire et me voyait faire à la maison pour l’intégrer à sa façon. (Personnellement, j’aurais choisi un endroit plus confortable pour mon « petit moment pour moi » que le trottoir poussiéreux, mais bon!)

Notre évolution rayonne sur nos enfants

Dans ces deux cas, se laisser pleurer pour sortir le trop-plein d’émotions et prendre de courts moments pour respirer dans le moment présent, je peux vous dire que ce n’est pas des choses que je faisais à son âge ni dont j’ai forcément été témoin plus jeune non plus.

Plutôt, ce sont des façons d’être et de faire que j’ai développé grâce à ma quête d’être mieux dans chaque instant de ma vie.

Plus jeune, je n’étais point en contact avec mes émotions et refoulais énormément à l’intérieur. J’ai appris à travers les années à reconnaître de plus en plus les émotions qui me traversent, à les honorer du mieux que je peux et à les exprimer, le plus possible, de façon saine et responsable.

C’est devenu normal de me laisser pleurer pour sortir un trop-plein d’émotions, donc c’est normal pour Milo de faire pareil.

Et plus jeune, je me perdais souvent dans l’action et avais beaucoup de mal à me ralentir et à me poser intérieurement. Cela a été tout un défi pour moi d’oser ouvrir ces petits espaces dans mes journées pour me ressourcer et être à l’écoute de mon for intérieur.

C’est devenu normal de me considérer en m’arrêtant quand j’en ressens le besoin, donc c’est normal pour Milo de faire pareil.

Nous côtoyons nos enfants de près chaque jour et avons cette chance inouïe de les influencer de façon positive par qui on est et par ce qu’on fait en leur présence.

Quand on choisit de cheminer en conscience et de travailler sur soi, on le fait en premier lieu pour soi. Mais c’est tout de même un magnifique effet secondaire de savoir que cela va rejaillir directement sur nos enfants et leur donner plus de chance de grandir épanouis et heureux.

Vous en pensez quoi?

J’ai hâte de vous lire dans les commentaires!

Minnie Richardson,
Vecteur de conscience
Coach de vie et Praticienne en travail rituel

Fondatrice de la Conscience en soi

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