MAL DE VIVRE ?

Par le 18 septembre 2017
Bardia Hashemirad

D’où vient ce mal de vivre que certains portent comme une peau de chagrin depuis des années ? Ce mal de vivre que nous connaissons probablement tous un jour ou l’autre ? Ce mal qui nous fait douter de tout, qui nous fait tout remettre en question, qui nous fait mal, qui nous fait souffrir, pourquoi le vivons-nous ?

Parfois, en cherchant la cause, nous l’associons à un événement, une personne, un traumatisme. Parfois on nous dit que c’est chimique, que nous manquons de certaines composantes qui nous rendent ainsi. Nous pouvons même avoir l’impression que nous sommes nés comme ça, porteurs de ce mal de vivre qui ne nous lâche pas. Peut-être y a-t-il effectivement des prédispositions génétiques, transgénérationnelles que nous portons à notre insu. Peut-être toutes ces pistes d’explications comportent-elles une part de vérité.

Les gens qui portent ce mal de vivre me touchent beaucoup. Je ressens leur souffrance, je sais ce qu’ils vivent, j’ai mal pour eux, avec eux. J’ai fait de ma pratique professionnelle un soutien pour les aider à s’en libérer mais aussi un terrain de recherche pour tenter de comprendre plus loin et mieux.

Je crois, pour ma part, que ce mal de vivre nait à partir du moment où nous cessons d’être nous-mêmes, par peur de ne plus être aimés, par peur de décevoir ceux que nous aimons, par peur d’être rejetés, de ne pas être à la hauteur, de ne pas convenir à la société autour de nous, de faire de la peine à Papa, Maman ou de nous faire gronder.

Alors nous mettons des masques, nous créons des obligations, nous tentons de nous mouler à ce que nous imaginons que les autres attendent de nous. Et nous nous perdons en cours de route. Plus nous nous éloignons de nous, de notre centre, de notre propre étincelle de vie, de notre vérité profonde, de notre vrai moi, plus nous ressentons le mal de vivre.

Nous ne sommes pas toujours conscient de toute l’énergie que nous gaspillons à tenter de nous conformer à ce qui nous semble être la règle, et nous nous épuisons à être trop gentils, à trop travailler, à trop donner en nous oubliant, constamment, jour après jour, nous imaginant ainsi qu’en étant aussi bons, généreux, travaillants, aidants envers les autres, nous finirons par recevoir tout cet Amour que nous cherchons partout.

Alors que cet Amour ne se trouve qu’en nous !

Par peur d’être rejetés, incompris ou pas assez aimés, nous ne respectons pas notre vérité profonde… et nous souffrons.

La Vie ne nous demande qu’une chose : d’être soi-même ! En toute vérité, en toute transparence, en toute simplicité. La Vie est une expérience sans objectif ni obligation de résultat, que nous devons vivre pleinement, intensément, à chaque instant. Mais comme nous avons peur de ne pas nous réaliser, de ne pas atteindre nos objectifs ou d’être jugés, nous nous créons des contraintes et des obligations, reniant ainsi ce que nous sommes profondément.

Et comme, en agissant ainsi, nous n’arrivons toujours pas à obtenir ce dont notre âme a tant besoin, nous mettons encore plus d’ardeur à faire davantage de ce qui nous éloigne encore plus de nous. Et nous souffrons encore plus.

Ce n’est qu’en nous arrêtant face à tout ce cirque, en nous remettant en question, et repartant à la découverte de QUI nous sommes profondément, en s’en approchant chaque jour davantage, en étant bons pour nous, bienveillants, doux, aimants que nous soulèverons le voile du mal de vivre pour nous en libérer. Aucune pilule ne peut nous apporter l’Amour de soi. Car nous le portons déjà en nous. Nous l’avons seulement oublié.

Quelle est votre vérité ? À quoi aspirez-vous profondément, intensément ? Si vous étiez milliardaire, à quoi consacreriez-vous votre vie ? Peu importe ce que Papa, Maman, le conjoint, les enfants, les voisins, la famille, les amis, les collègues ou la société en diront : vous seuls savez ce qui est bon pour VOUS. C’est là que naît l’Amour : en soi. Pas ailleurs.

Quels sont vos rêves ? Qu’est-ce qui vous fait vibrer ? Qu’est-ce qui vous rend heureux, vous fait sourire à tout coup, vous fait du bien ? Alors faites-le ! On ne fait jamais trop de ce qui est bon pour nous !

Réapprenons à respecter l’essence profonde et unique de ce que nous sommes. Nous sommes tous différents et pourtant nous avons tous le même besoin : apprendre à nous aimer !

Car à partir de là, naissent le respect de soi, la véritable bonté, les choix en accord avec ce que nous sommes vraiment et surtout, la paix intérieure.

Diane Gagnon

J’anime l’émission Porteurs d’espoir diffusée chaque mardi à 10h00 au www.969fm.ca.

Coach depuis 30 ans, je peux vous aider à faire les premiers pas si vous êtes prêt à améliorer votre vie! Contactez-moi à diane@dianegagnon.com

Abonnez-vous à ma page d’auteur pour recevoir mes textes chaque jour : www.facebook.com/DianeGagnon.Auteur.Coach

Mes livres sont disponibles ici : http://www.dianegagnon.net/boutique

5 commentaires

  1. landry lisanne

    18 septembre 2017 at 19 h 56 min

    j’ai besoin d’aide je n’ai jamais été heureuse depuis

  2. Se libérer soi-même

    19 septembre 2017 at 8 h 49 min

    Redevenir soi-même est un travail long et d’autant plus que nos peurs, nos schémas inconscients ainsi que certaines habitudes sont sont encrées dès le plus jeune âge.

    Pour nous aider à avancer, il y a de nombreuses voies.

    Mais aujourd’hui, après l’avoir évitée pendant des années, puis après avoir vu les résultats, je vois bien qu’il est nécessaire par une étape de « nettoyage » de ses peurs et schémas inconscients qui nous empoisonnent la vie.

    Pour cela, nous avons la chance d’avoir accès à de nouveaux modèles de thérapie efficaces et plutôt brefs.

    Il s’agit au final de trouver la ou les méthodes qui fonctionnent pour nous. Et là, lorsqu’on trouve, quelle joie, quel bonheur de se voir se libérer de ses anciens démons, de se voir retrouver de l’énergie, de plaisir et de la joie de vivre, de l’entrain, etc. !!

    Alors, merci à toutes celles et ceux qui qui partage sur ces questions, comme ce bel article et qui aident tous et chacun à faire un petit pas de plus vers al libération !

    Karim,
    Se-liberer-soi-meme.com

  3. Not so Proud

    23 septembre 2017 at 19 h 31 min

    Je ne sais pas comment tout cela à commencé… J’ai pourtant nourri la conscience que je valais moins que les autres.
    Très perturbée par cette croyance, je n’ai eu de cesse d’essayer de dissimuler mes défauts, mes manquements tous ces complexes qui sans cesse ont justifié ma croyance. Sans me rendre compte qu’en réalité je ne faisais qu’exhiber mes douleurs…
    Malgré une résistance hors du commun il y a quelques années j’ai fini par imploser et aujourd’hui grâce à l’assistance d’une psychothérapie d’environ un an je m’aperçois du chemin parcouru. Je vais mieux et je suis plus solide mais ce périple m’a couter « ma vérité ». Je ne me reconnais plus ce qui est un comble car je ne sais plus qui j’étais et qui j’aspirait être. Je me suis perdue

  4. Patrick

    3 avril 2018 at 11 h 38 min

    Vous dites faire ce qui nous donne le goût de vivre, mais faire cela équivaut à écouter mes démons. Je ne veux plus cela, et je ne trouve pas à quoi m accrocher. J ai maison excellent travail famille etc… je parviens sporadiquement à mettre de côté ce mal de vivre mais j ai remarqué que plus je vieillis lorsque ce mal revient je suis toujours de plus en plus près de dire : Fuck je termine ca! De l aide je sais vraiment pas comment on peux m aider. Ce matin je cherches des solutions sur internet et je vous lis mais à part comprendre que j en ai assez je vois pas comment un jour je me débarrasseré de ce mal.j ai 47 ans et je ne suis plus capable

  5. Alain

    8 avril 2018 at 16 h 45 min

    Bonjour, comme c’est étrange…J’ai rencontré plusieurs personnes au cours de ma vie qui me parlaient du bonheur, de la joie de vivre…et toutes ces personnes avait un compte de banque assez bien garni…Comme c’est étrange…Je n’ai jamais rencontré des gens pauvres qui était heureux et qui parlaient de bonheur…sauf un…C’était un simple d’esprit…Un déficient intellectuel…J’ai aussi connu une personne très a l’aise financièrement, qui, après avoir perdu sa fortune au casino, s’est suicidée…Comme c’est étrange…Le bonheur…

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *