LES ÉTIQUETTES

Par le 27 mai 2019

Le mental a un besoin impérieux de juger et d’étiqueter tout ce qu’il voit et entend : elle est trop maigre, il est nul, c’est une vraie peste, elle a un sale caractère, il est prétentieux…

Ces étiquettes sont même devenues un outil de diagnostic, souvent dès le plus jeune âge : il a un trouble de l’opposition, elle est anxieuse, il est lunatique, elle a des difficultés d’apprentissage, il est déviant. Et on catégorise ainsi toute une génération en les affublant d’étiquettes qui marqueront nos enfants à vie. Même une fois adulte, on continue de recevoir toutes ces épithètes qui nous définissent aux yeux des autres… mais qui nous diminuent aussi à nos propres yeux. Peut-être qu’un diagnostic permet de rassurer certains adultes. Peut-être croyons-nous que cela nous aidera à mieux aider ceux que nous aimons.

Mais une étiquette demeure un moule dans lequel nous enfermons des personnes qui sont tellement plus que ça. Dans ma conférence sur l’estime de soi, je présente les moules que d’autres ont choisi pour nous tout au long de notre vie et qui nous font perdre de vue qui nous sommes. Devant les étiquettes des autres, nous réduisons notre ouverture à ce qu’elles peuvent offrir comme être humain, ce qu’elles sont véritablement, ce que leur âme est venue faire sur terre. Nous restons « collés » avec l’étiquette qui nous affuble ou qui les affuble et nous y perdons tous au change en termes de profondeur et de qualité de la relation. Nous changeons nos comportements pour nous conformer à cette étiquette et nous adoptons des attitudes réductrices dans nos relations avec l’autre dont nous avons perdu de vue la globalité.

Peut-être un adulte vous a-t-il dit petit que vous étiez un bon à rien, un paresseux, que vous ne ferez rien de bon dans votre vie? Et cela vous a sans doute pris des années à vous défaire de ce conditionnement créé de toute pièce par cet adulte qui vous a collé une étiquette dans le front pour vous définir. Peut-être avez-vous travaillé comme un fou toute votre vie pour prouver que nous n’étiez pas ce lâche, ce bon à rien, ce paresseux. Voyez-vous le pouvoir sournois des étiquettes?

Nous devons cesser de juger les autres sur ce que nous voyons d’eux, mais qui n’est pas eux dans leur totalité. Qui sommes-nous pour juger? Nous portons tous des qualificatifs que d’autres nous ont imposés depuis notre petite enfance : trop ceci, pas assez cela… Il est grandement temps de nous débarrasser de tous ces qualificatifs que d’AUTRES nous ont donnés, sans nous connaître vraiment. Et si nous les avons intégrés au point de nous définir nous-mêmes à partir de ceux-ci alors il est temps de faire le ménage! Nous ne sommes PAS une étiquette. Personne ne peut réduire quiconque à cela.

Débarrassons-nous de toutes ces étiquettes : elles ne nous appartiennent pas. Et de grâce, n’en créons plus!

Diane Gagnon, Auteure, Conférencière, Coach, Animatrice, Consultante
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Un seul commentaire

  1. Jung

    31 mai 2019 at 11 h 31 min

    Nous ne sommes pas une étiquette, ni un matricule, ni un simple numéro. Nous sommes bien plus que cela.
    Nous percevons les autres à travers nos filtres mentaux, avec nos croyances bien ancrées depuis notre plus tendre enfance. Nous jugeons, nous tirons des conclusions hâtives, mais au final, il faut bien plus qu’une vie pour connaître quelqu’un.
    Merci pour cet article qui nous rappelle ce que nous sommes.

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