LE SAUVAGE ET L’AMOUR

Par le 27 juin 2018

J’ai vécu une situation très particulière la semaine dernière. Je regardais le fil d’actualité de mon compte Facebook, quand je suis tombée sur une vidéo d’une panthère noire que l’on venait de transférer dans un nouveau zoo et qui était inapprochable. Ce zoo a fait venir une femme qui communiquait soi-disant avec les animaux, pour entrer en communication avec elle. On y croit ou on y croit pas… Mais, à partir du moment où cette dame est venue, l’animal s’est calmé d’un seul coup et elle a pu évoluer dans son nouvel espace, avec bien plus d’espace que dans le précédent zoo.

Bref, je ne vais pas vous raconter la vidéo, car ce n’est pas cela l’important, mais plutôt l’expérience que j’ai vécu à ce moment là.

Au moment où j’ai regardé la panthère noire dans la vidéo, mon corps sans explication s’est mis à trembler… et j’ai pleuré comme si je me connectais à une part de moi à laquelle je ne faisais pas assez appel dans ma vie. Cette part instinctuelle et sauvage, connectée à la source pure de l’énergie de vie. Au même moment, mon chat s’est mis à miauler très fort à ma porte… et j’ai pleuré pendant 2 heures sans pouvoir m’arrêter.

Et tout à coup, j’ai compris à quel point la source de l’amour devait se chercher dans ce pur vivant, dans ce sauvage, dans l’instinctuel, comme si le spirituel avait à s’expérimenter à cet endroit précis !

J’ai compris alors que les animaux pouvaient être des vrais enseignants. J’ai intégré en cet instant, à quel point, l’animal sauvage est un guide spirituel par excellence !

Même si je le savais déjà, même si j’avais déjà expérimenté cela, c’est comme si cela s’intégrait encore plus profondément dans ma peau et dans mes cellules.

Je me revois enfant en train de mettre ma tête dans des terriers, ou d’organiser des élevages d’escargots, ou encore d’observer des salamandres pendant des heures.

Et quand je vois notre société, je me dis qu’elle est bien malade, vu comment elle traite l’animal ou combien elle se déconnecte de ce vivant-là !

Deux jours après, on me demandait d’être partenaire d’une vidéo pour la protection des droits des animaux! Le lendemain, je rencontrais quelqu’un qui faisait des formation sur la reconnexion avec les animaux sauvages dans les bois, pour se reconnecter à notre essentiel.

Étonnant ces synchronicités…

Les animaux sauvages, lorsqu’ils évoluent en toute liberté dans leurs territoires, peuvent être de magnifiques enseignants pour les humains. C’est justement parce qu’ils sont libres et non imprégnés par les projections des humains sur eux (les peurs, le besoin de contrôle…) qu’ils peuvent être de remarquables guides spirituels.

Je ne parle pas seulement de la place des animaux sauvages dans l’écosystème global de notre planète qui est, en soi, un enseignement de vie extraordinaire et ni de la place des animaux symboliques dans la pratique du chamanisme.

Il y a en effet, au-delà de ces enseignements-là, des cas réels de véritables liens d’amour et de confiance qui se sont établis entre des humains et des animaux sauvages.  Les quelques humains qui ont vécu ou vivent actuellement des liens extraordinaires avec des animaux sauvages, reçoivent de leur part, une véritable leçon de tolérance, d’amour inconditionnel et d’humanité.

Je l’ai vécu à travers une vidéo, un instant… cette panthère noire m’a transpercé le cœur…

Je ne préconise pas, d’ailleurs, ce lien proche avec le sauvage, car le sauvage doit rester sauvage, mais juste de l’observer, se balader en forêt, observer les oiseaux, les lapins et les animaux, car c’est une véritable ouverture vers des vraies leçons de vie et vers notre vraie nature.

Je le vivais enfant, quand je me mettais derrière un bosquet, sous le vent, pour observer un renard.

Puissions-nous retrouver cela dans nos vies, cette connexion avec la vie pure, sans filtre, avec moins d’écrans.

Puissions-nous accéder à notre essence, notre essentiel, notre nature… Puissions- nous, nous reconnecter au sauvage, pour retrouver notre humanité.

CAROLINE GAUTHIER

Auteur du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps »

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En cadeau petit poème :

‘‘UNE BOUFFÉE DE NATURE’’

Son rêve était de faire entrer comme une bouffée d’ouragan,
dans cette société pâle, le monde sauvage du vivant.

Elle voulait voir la lueur dans les yeux des gens,
quand on parle de la nature et de ses éléments.

Elle espérait secrètement que de le communiquer avec les personnes alentours,
lui donnerait la force de se donner, sa bouffée d’oxygène sans détour.

Elle sentait sa faim de terre et sa soif d’orage,
mais elle était impuissante à cause d’obligations qui l’enfermaient.
Pourtant, elle était affamée.

Elle espérait qu’à chaque fois qu’elle hurlerait son besoin de nature comme une louve,
elle se le rappellerait comme d’un mantra essentiel à la vie…
C’était là son injonction de survie.

Mais aucun son ne sortait de sa bouche et aucune trace de nature ne se profilait dans son horizon moribond.
Elle n’arrivait pas à se mettre en action.
Tout cela n’était-ce qu’une illusion ?

Une nuit, elle rêva d’elle nue sur la plage,
courant dans les vagues et nageant avec des dauphins sauvages.
Ce fut son appel, son réveil…
Plus rien ne serait pareil.

Le lendemain, elle partit en dehors de ces heures de bureau,
avec un petit sac de pique-niques sur le dos.
Elle voulait se donner un petit espace de nature, dans le petit parc jouxtant un immense building,
là où les gens faisaient leur footing.

Une minuscule reliance avec un arbre, lui donna envie de pleurer.
Ces retrouvailles furtives avec la nature, lui suffirent pour se reconnecter…

À partir de là et grâce à son amour,
son espace de nature et l’accès à son essence grandissaient chaque jour…

D’abord le parc et les randonnées le week-end, puis son déménagement dans des contrées plus vertes.
Tout changeait dans sa vie, petit à petit, de découverte en découverte…

Un minuscule petit arbre dans un parc minuscule,
lui avait donc permis de faire la bascule…

Les racines de ce petit if, lui avait donné la sève de son élan vibrant.
Aujourd’hui, son rêve était devenu sa réalité…

Elle incarnait grâce à la nature et à sa sagesse,
ce dont elle voulait parler avec liesse…

Moralité : Mettons les pieds dans la terre et nous aurons les corps habités, par ce dont nous voulons parler.
Si nous voulons que l’on entende nos voix, nos corps doivent faire le poids.
Rien de mieux que la nature pour sentir sa graine, la sève de son arbre
et nourrir nos créations vers notre véritable incarnation.

À propos de Caroline Gauthier

Un seul commentaire

  1. pascal

    5 juillet 2018 at 6 h 04 min

    ce serait sympa de partager le lien de cette vidéo 😉

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