L’ART DE BIEN TERMINER LES CHOSES

Par le 19 juillet 2018

Il y a des moments dans notre vie où quelque chose prend inexorablement fin; une relation amoureuse ou amicale, la vie d’un être cher, un travail, des études, une étape de vie, un projet important, un rôle, une façon d’être ou de faire et j’en passe.

Des fois on accueille la fin avec acceptation et gratitude et des fois on la résiste, car pour tout plein de raisons on aimerait mieux que les choses restent comme elles sont. On s’y accroche, consciemment ou non.

Car la fin de quelque chose signifie de faire face à ce qui est ou ce qui n’est plus, le cas échéant, de dire au revoir, de laisser aller et ensuite de s’ouvrir à ce qui veut prendre sa place sans forcément savoir de quoi ce nouveau aura l’air et quand il se pointera le nez.

Cette transition d’une étape à une autre peut nous bousculer dans nos habitudes, dans notre équilibre et dans notre sécurité intérieure.

Mais qu’on le veuille ou non, les choses finissent par finir, si on peut dire et bien honnêtement, on gagne infiniment plus à accepter, à accueillir et à soigner la fin qu’à la résister ou à la laisser passer sans en prendre soin.

Dans un article précédent, je vous ai déjà parlé des nombreux bienfaits de bien terminer les petites et grandes étapes de notre vie et je vous laisse les découvrir par vous-même : Saviez-vous que bien terminer les choses fait du bien?

Mais globalement, compléter chaque « fin » avec conscience permet de faire la paix avec l’étape en question, de l’honorer et de la laisser aller avec grâce et sérénité. Le sentiment de complétude, de justesse et de légèreté que cela procure nous permet ensuite de faire de la place pour accueillir ce qui va naturellement prendre sa place dans le flux continuel de la vie.

Ce sujet est bien présent en moi ces temps-ci, étant récemment rentrée au Québec après un long séjour passé avec ma famille en France. Nous avons passé près de deux ans à faire des rencontres humaines extrêmement riches, à vivre plusieurs aventures, à connaître des succès et des échecs et à vivre plusieurs transformations, chacun à notre façon. Nous avons quitté la France non pas parce que nous n’y étions plus heureux, mais parce que d’autres projets nous appelaient au Québec.

Comment marquer avec conscience une période de notre vie si importante sur tant de plans?

Quelques mois avant notre départ, je me suis arrêtée pour prendre le pouls de cette transition imminente et j’ai émis une intention claire de soigner la fin de notre aventure en France.

Ayant déjà changé de continent plus d’une fois dans ma vie, je savais que ce déménagement était loin d’être banal et je voulais que chaque membre de la famille puisse le vivre sereinement afin de pouvoir rentrer au Québec le cœur en paix.

C’est réellement ce qui s’est passé et l’avoir vécu de cette manière a eu tellement bon goût!

Du rituel au bord de la rivière avec une grande amie pour marquer la fin de ce premier chapitre de notre amitié, à l’apéro qu’on a organisé avec les enseignants de notre fils un vendredi à la sortie des classes pour honorer son passage à l’école, à la lanterne généreusement décorée de souhaits écrits de nos amis et relâchée dans les airs sous la presque pleine lune la veille de notre départ, nous avons trouvé notre façon d’honorer ce séjour mémorable.

Je vous cite ici quelques-uns de nos rituels de famille pour ce contexte bien particulier, mais il y a, bien entendu, autant de façons de soigner les fins d’étapes qu’il y a de « fins » et de besoins différents.

Chacun sa façon de bien terminer les choses

Pour vous guider à trouver les vôtres, je vous propose ici des questions visant à susciter votre réflexion et votre sagesse innée.

  1. Comment puis-je prendre soin de moi en ce moment?

Les fins d’étapes peuvent être exigeantes et puisque nous seuls sommes responsables de notre bonheur et de notre santé, répondre avec compassion et amour à cette question est un gage sûr de prendre en considération nos besoins dans cette période de changement.

  1. Qu’est-ce qui prend fin exactement?

Dans d’autres mots, qu’est-ce qui est en train de mourir en vous ou autour de vous afin de laisser autre chose naître à sa place? Notez tout ce qui vous vient spontanément, sans analyser. Laissez la question mijoter et revenez là-dessus si d’autres éléments vous viennent plus tard.

  1. Qu’est-ce que j’ai appris / gagné / vécu en cours de route?

Chaque expérience de vie, peu importe la façon dont on le vit, nous propose tant d’acquis sur plusieurs plans. Prenez le temps d’explorer pour laisser émerger les trésors de cette étape de vie pour vous et notez-les pour les ancrer et en garder une trace. Personne ne peut vous les enlever!

  1. Qu’est-ce que je garde précieusement en / avec moi?

Même si on laisse forcément derrière soi certaines choses dans une fin d’étape, on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Vous allez pouvoir entamer la prochaine étape enrichie avec ce que vous choisissez de garder, ce qui peut parfois permettre également de faire le lien avec ce qui vient par la suite.

  1. Qu’est-ce que je laisse derrière moi?

C’est le moment ici de faire face à ce qui n’est plus et qui ne pourra plus être dans la prochaine étape de vie. Similaire à la question numéro 1, ici on nomme ce qu’on choisit de relâcher consciemment pour mieux avancer (ou qu’on n’a pas le choix de laisser derrière nous).

  1. De quelle manière puis-je honorer cette fin d’étape?

Et finalement, le nerf de la guerre, c’est ici que vous trouvez votre inspiration pour soigner la fin de l’étape de vie en question avec un ou des gestes concrets. Soyez créatif et impliquez ceux et celles qui sont concernés, si besoin est. L’important, c’est de sentir que votre geste soit puissant et parlant pour vous, que vous le faites avec cœur et présence et qu’il vous permette un sentiment de complétion une fois l’avoir réalisé.

Quelques nuances

Il y a des fins simples et d’autres plus complexes. Parfois, bien terminer quelque chose implique de prendre le temps qu’il faut et de le faire en plusieurs étapes, selon le contexte et l’évolution des besoins du moment. Il n’y a pas de règle, l’important est de sentir ce qui est juste pour vous.

Quand il s’agit d’une relation qui se termine, surtout de façon conflictuelle, on n’a pas de contrôle sur l’autre et sur sa réaction. Vous pouvez avoir envie d’impliquer l’autre (ou les autres) mais il ne le souhaite pas. Sachez que vous pouvez seulement faire votre part; 50 % de la relation vous appartient, pas plus. Alors faites ce qui est possible pour vous et dans le contexte, pour que cette relation soit complète à vos yeux, ne serait-ce qu’intérieurement, vous avec vous.

Faites-vous confiance!

Quand il s’agit de bien terminer les choses, si on prend le temps de s’y attarder avec le cœur ouvert, on sait instinctivement ce qui est à faire. Alors, accordez-vous le temps et l’espace pour trouver vos réponses et faites-vous confiance! Vous ne regretterez pas!

Dans tous les cas, j’ai hâte de lire dans les commentaires ce que ce texte éveille en vous et vous souhaite de vivre des « fins » sereines et satisfaisantes!

Chaleureusement, Minnie

Minnie Richardson
Coach de vie et Praticienne en travail rituel
Féminin sacré, Coaching & Inspiration
La Conscience en soi
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Née d’un père britannique et d’une mère québécoise, Minnie grandit en Angleterre. C’est sur la terre natale de sa mère que Minnie entame le chemin de conscience qui la porte encore aujourd’hui. Et c’est la richesse de ce cheminement qui l’inspire à devenir Coach de vie et Praticienne en travail rituel, afin d’accompagner d’autres femmes à insuffler leur vie de sens et de profondeur.

Minnie propose avec joie plusieurs espaces de présence et de transformation pour ses clientes : coachings individuels (par Skype et en personne), ateliers d’évolution de soi, accompagnements rituels, cercle de femmes, retraites au féminin (Québec et France).

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