LA FORÊT : UNE THÉRAPIE REDOUTABLE

Par le 20 septembre 2018

Depuis que je suis toute petite, j’ai un amour avoué pour la nature sous toutes ses facettes; la rivière, la forêt, l’océan, les prés, les lacs et les montagnes… Tout m’enchante, fait danser mes cellules et me nourrit profondément.

C’est dans la présence immuable de la nature que je reviens sans effort à moi, que je retrouve cette connexion avec mon centre et avec ce grand Tout invisible qui nous porte jour après jour.

Mais depuis quelques mois, je constate une appréciation marquée pour les arbres, pour la forêt.

Bordée par une petite forêt, la terrasse derrière notre maison est couverte par une voûte d’arbres, noble et généreuse.

Le matin quand je prends un moment dehors sous cette voûte avec mon thé et que je contemple la forêt avec douceur et sans attentes, j’ai la forte impression que les arbres me prennent dans leurs bras et qu’ils le font avec une tendresse infinie.

Je me sens enveloppée, je me sens réconfortée, je me sens accueillie et j’ai un sentiment d’être chez moi qui n’a rien à voir avec la maison derrière mon dos.

C’est vraiment très fort comme sensation et c’est tellement bon!

Après, quand je marche ou que je cours dans les sentiers de la forêt, mon être entier est souvent englouti par la beauté sensorielle de l’expérience : les odeurs de la terre humide, le rayon de soleil qui traverse les branches par ici, la juxtaposition exquise de roches, de mousse et de troncs d’arbres par là, le petit vent qui fait danser les feuilles et qui caresse mon visage, et j’en passe.

Pour tout dire, je suis très souvent profondément touchée par ces moments dans le bois, jusqu’à verser de chaudes larmes de reconnaissance et de connexion. Et je laisse les larmes arroser le sol de la forêt sans gêne.

Être tout simplement en forêt, avec ces êtres sensibles que sont les arbres, me donne l’impression d’être dans la présence d’une vieille amie sage et ô combien aimante, ou d’une magnitude de vieilles âmes sages, devrais-je dire!

Ce sont des moments de grâce pour lesquels j’ai une gratitude sans fin.

Car dans la forêt, je peux amener tout ce que je suis, avec toutes les émotions que je porte et toutes mes complexités d’être humain imparfait et paradoxal; nul besoin de faire semblant ou de cacher quoi que ce soit.

Je peux tout dire aux arbres, sans filtre, sans élégance et sans peur de jugement.

Je peux exprimer toute ma peine, mon désarroi, ma confusion, ma colère, mon incompréhension et mes questionnements profonds. Je peux crier mes joies, mes victoires, ma gratitude et mon amour.

Sauvagement, viscéralement, désespérément, je déverse tout aux arbres et ils prennent cette charge sans commentaire, sans fanfare, mais avec une immense bienveillance. C’est cathartique et libérateur.

Après, c’est le calme.

Je me sens apaisée et allégée.

La tension retombe et je suis vidée.

Et dans ces doux moments après le passage des émotions, j’entends des messages de réconfort, murmurés par le vent.

Je reçois des pistes de compréhension chuchotées dans mon cœur. Des fois, c’est sans équivoque et des fois, je repars avec un petit fil de réponse qui s’éclaircit quand les temps sont mûrs.

Mais si j’ouvre mon cœur avec humilité et sans avoir besoin de comprendre intellectuellement, il y a quelque chose qui se passe. Clairement!

Il y a une communication avec d’autres plans qui a plutôt l’air d’un échange de molécules – ou de quelque chose de bien subtil en tout cas — que d’un échange d’idées et de phrases comme on les connaît entre êtres humains.

À vrai dire, l’expérience se traduit mal en mots.

Elle se sent plutôt dans les cellules et dans le cœur.  

Après, quand je sors de la forêt, je n’ai pas forcément réglé mes problèmes, je n’ai pas une vie sans complications. La vie n’est pas parfaite.

En même temps, tout est en quelque sorte différent.  

J’ai changé de registre à l’intérieur de moi. Mon centre de gravité – la place qui guide mes paroles et mes actions — est plus bas. Au lieu d’être autour de la tête, il se trouve plutôt dans le bas ventre, dans mes tripes.

Mon cœur est ouvert, dégagé et réceptif. Je suis mieux disposée à poursuivre ma journée et à accueillir ce que la vie met sur mon chemin.

Finalement, elle est parfaite ma vie, avec toutes les nombreuses nuances et couleurs dont elle est faite.

Et je sais que je ne suis pas seule. Je le sens sans aucun doute.

Non, je ne suis jamais seule.

Finalement, passer du temps en forêt devient une vraie thérapie! Une thérapie puissante, peu coûteuse et facilement accessible. Même si on habite en milieu urbain, on peut se servir des grands parcs aux moments de la journée où il y a peu de passage, afin de profiter de ces alliés redoutables que sont les arbres.

Pour ma part, je trouve cela tout simplement merveilleux et je compte récidiver chaque fois que j’en ai l’occasion!

Et vous? Qu’est-ce que ce texte éveille en vous? Quelles sont vos expériences avec les arbres?

Je serai honorée de vous lire dans les commentaires.

Minnie Richardson
Coach de vie & Praticienne en travail rituel
Féminin sacré, Coaching & Inspiration
La Conscience en soi
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Née d’un père britannique et d’une mère québécoise, Minnie grandit en Angleterre. C’est sur la terre natale de sa mère que Minnie entame le chemin de conscience qui la porte encore aujourd’hui. Et c’est la richesse de ce cheminement qui l’inspire à devenir Coach de vie et Praticienne en travail rituel, afin d’accompagner d’autres femmes à insuffler leur vie de sens et de profondeur.

Minnie propose avec joie plusieurs espaces de présence et de transformation afin de permettre à la Femme sacrée en chacune de prendre sa juste place : coaching, ateliers, rituels, cercles de femmes et retraites (Québec et France).

3 commentaires

  1. Hélène Morais

    22 septembre 2018 at 11 h 54 min

    C’est un très beau texte Minnie ! C’est un très beau partage d’expérience et de conscience qui résonne très fort en moi qui aime tellement être avec les arbres pour retrouver une énergie simple, ralentie, fluide et puissante de vie.
    Merci pour ce très beau cadeau !!
    Hélène

  2. Amandine Robert

    24 septembre 2018 at 8 h 58 min

    Je suis complètement d’accord avec toi Minnie ! Les arbres sont indispensables à notre survie mais AUSSI à notre bien-être. Quand j’ai un coup de blues, je vais en forêt et je m’adosse contre un arbre pour refaire le plein de bonne énergie ;-).

  3. yvonne esther

    25 septembre 2018 at 3 h 58 min

    mercie pour ces qlq mots englobant l’intégralité du plaisir de vivre avec et dans la nature.pour moi elle symbolise une amie tjr complice, avec qui on ne se cache peine et bonheur.

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