MAIS QUI ÊTES VOUS ? UNE FIGUE OU UNE POMME ?

Par le 10 janvier 2018
Calvin Weibel

Avez-vous créé une vie qui vous ressemble ?

Vivez-vous une vie en accord avec votre nature profonde ?

Avez-vous le sentiment de contribuer à un monde meilleur ?

Avez-vous le sentiment d’accomplir ce pourquoi vous êtes nés ? Votre Mission de vie ?

Le chemin pour « Vivre sa Nature » ou pour « Créer sa mission de vie » suit une logique qui lui est propre.

Ce chemin, on choisit de le suivre ou pas. Mais bien souvent quand on est loin de sa nature ou de sa mission de vie, un processus en plusieurs phases s’active  pour nous mettre en lien avec notre unique, notre pépite, la graine de notre arbre…

Avez-vous l’impression d’être fatigué ?

Ressentez vous des émotions désagréables ?

Manquez-vous d’élan, d’intensité et d’envie dans votre quotidien ?

Votre vie manque t-elle de sens ?

Attendez-vous que quelqu’un ou qu’une situation nouvelle puisse enfin venir vous sauver ?

Tout cela est le signe que vous vous êtes coupés de votre essence, de votre pépite, de votre unique, de votre Graine de vie…

Je vais vous exposez une symbolique très simple

Imaginez que vous soyez une pomme… Et que toute votre vie on vous ait demandé de fabriquer des figues…

Quel va être le résultat à votre avis ?

Vous allez vous fatiguer à la tâche ou lutter pour produire vos malheureuses figues qui ne correspondent pas à ce que vous êtes.

Et pourquoi continuez-vous à produire un fruit qui n’est pas le vôtre ?

Parce que vous n’en êtes pas vraiment conscient ?

Parce que c’est ce qu’on attend de vous ?

Vos parents, votre famille, votre conjoint, vos enfants, votre patron, Pierre Paul ou Jacques ?

Parce que c’est ce que vous croyez devoir faire ?

Parce qu’on vous montre tous les jours une image de figue à la télévision ?

Parce que vous vivez au milieu de figuiers magnifiques qui vous font croire que la pomme n’est pas un bon fruit ?

Alors vous avez arrêté de prendre soin de votre fruit et de votre vraie nature pour toutes ces raisons ?  Jusqu’à quand ?

Peu importe les raisons, aujourd’hui vous en avez assez et vous sentez bien que quelque chose gronde sous vos pieds, votre essence qui vous appelle depuis tellement d’années.

Vous sentez bien qu’elle cherche à se faire entendre, votre vraie nature, la réalisation de votre mission de vie qui n’attend que vous, Votre Arbre, la création de votre vie.

Pour remettre du sens à votre vie et votre besoin de contribution au monde, au cœur de votre quotidien …

Alors qu’attendez-vous ?

 

Un petit conte de ma composition en cadeau en cette période des fêtes …

 

Pendant des années, une petite graine a lutté pour gagner son indépendance.
Elle voulait créer ses propres fruits pour être enfin libre, et trouver sa chance.
Mais, elle s’est fatiguée à cette tâche.
Parce qu’elle travaillait sans relâche.

Elle espérait secrètement que les gens aimeraient ses fruits pulpeux.
Elle voulait contribuer à nourrir le monde grâce à sa production de fruits juteux.
Elle faisait donc ce qu’on lui avait appris.
Et reproduisait les méthodes des arbres de son verger et de ses amis.

Comme, ils étaient plus forts et plus grands, ils devaient le savoir forcément,

quelles étaient les meilleures méthodes à appliquer pour créer des fruits géants !

Cette petite graine faisait donc tout pour leur ressembler.
Elle travaillait dur et fort avec ses petits bras musclés !

Pourtant, elle n’obtenait rien de tout ce qui était désiré, malgré son acharnement à essayer.

Elle était même devenue un échec ambulant.
Une catastrophe vraiment !
Ses fruits étaient secs et il y en avait peu !
Elle n’arrivait même pas à se nourrir elle-même, même si elle l’appelait de ses vœux !

Plus elle essayait de se sortir de ce destin mal engagé et plus elle se « plantait ».
Elle faisait toujours la même chose.
Elle avait vraiment sa dose.

Car malgré ses efforts permanents, elle continuait à échouer lamentablement.

Pourquoi ?

Parce qu’elle n’avait jamais pris le temps de savoir qui elle était vraiment.
Elle avait essayé de ressembler aux autres arbres de son champ,
sans prendre le temps de sentir son essence pleinement.

Elle pensait que c’était le seul moyen d’attirer le regard de ces ifs,

et du coup le sien restait encore complètement chétif.
Elle n’arrivait pas à grandir !
C’était toujours de pire en pire !
Elle n’arrivait pas à pousser !
Comme si quelque chose la bloquait et voulait l’en empêcher !

Cette pauvre petite graine luttait et continuait à croire le fait qu’elle était une moins que rien.
Puisque incapable de parvenir à s’autonomiser et à produire des fruits bien pleins.

Pourtant tout son pâturage était rempli d’arbres magnifiques !
Et le sien, ressemblait à un truc maléfique.

Un matin épuisée, elle s’arrêta de lutter pour juste se poser la question de savoir qui elle était.
Elle essaya de comprendre pourquoi elle échouait systématiquement, malgré son acharnement.

Les arbres du verger se mirent à hurler !
« Mais dit-moi petite graine ! Tu t’arrêtes de bosser ?

Alors que nous on te donne des fruits pour t’aider et que l’on travaille d’arrache pieds ! »

Mais elle était tellement épuisée, qu’elle ne pouvait faire autrement que de tout stopper !
Elle était en plein « burn-out »avéré, mais personne ne la comprenait.

Cette pause forcée lui fit comprendre une chose essentielle :
Qu’elle avait essayé toutes ces années d’être une autre chose qu’elle.

Normal qu’elle était fatiguée et ne réussissait pas ce qu’elle entreprenait,

puisque très loin de sa nature et de sa vérité elle était.

Elle découvrit que « son soi » était tellement différent de ces autres arbres géants,
qu’il lui avait été impossible de se déployer sans être raillée ou rejetée par son clan.

Était-elle prête à prendre ce risque d’être vue dans son authentique ?
À vivre le rejet ? La moquerie ? Le jugement ? L’exclusion ? Ou des piques sarcastiques ?

Au point où elle en était, elle n’avait rien à perdre à essayer.
Car c’était elle finalement qui se rejetait et se jugeait à continuer à agir loin de sa nature et de sa vérité.

Mais, était-elle prête à seule avancer ?
À prendre le risque de ne pas être comprise et intégrée ?
À prendre le risque qu’on ne vienne plus à son secours dans ses échecs répétés ?

Si elle ne jouait plus le jeu d’être une autre et ne faisait plus semblant,

comment réagiraient ceux de son clan ?
Était-elle prête à mettre en avant ses atouts si différents ?

Un soir de pleine lune, elle tenta sa différence…
Elle parla avec sa vérité et tenta sa chance :
Les phrases ne manquèrent pas de fuser, et elle resta médusée :

« Mais c’est vraiment n’importe quoi ce que tu dis là. »
« Mais qu’est ce que tu fais là ? »

Devant tant de phrases assassines et mesquines, elle se replia vite fait et ne fit plus la maline.

Ben oui, c’était trop dangereux de sentir cela dans son corps fragile…
La raillerie lui faisait trop mal dans sa chair docile.

Il ne lui restait plus alors qu’à se te taire et à continuer à avoir l’air.
Le risque est bien trop grand…
La peur et les d’échec d’antan, bien trop présents.

Mais un jour, dans une conversation, la négation d’elle-même est trop forte.
Elle ne peut plus faire la morte.

Tout explosa comme un cri de tonnerre.
Une rage indicible crépita au creux de sa terre.

Et l’on s’étonna de cette rage …
Elle a l’air de tout sauf d’être sage…
Encore des phrases qui fusèrent pour la juger :
« Serais-tu une radicale extrémiste?  Ou une illusionniste ?»
« Une hystérique ?… Es-tu devenue folle ou stupide ? »

Et là, tel un roseau, elle plia, mais ne rompit pas…
Ils ne l’auront pas cette fois.

Aujourd’hui, elle est fière de continuer à être en lien avec cette rage qui gronde encore.
Car grâce à elle, elle sent enfin quelque chose qui monte au creux de son corps.

Elle a eu besoin de cette rage pour continuer à se sentir malgré les moqueries et les jugements.
Elle a besoin eu d’elle pour ne pas de nouveau disparaître dans sa coquille et ses fuites d’antan.

Elle sait qu’à partir d’aujourd’hui, elle est prête pour sa richesse, son autonomie…
Car malgré les autres qui pensent autrement et la grondent, elle reste campée dans sa vérité profonde.

Enfin, elle sait…Elle sent…
Elle était une graine de pommier qui avait tenté de fabriquer des figues.
Ce qui ne lui avait causé que de la fatigue.

Parce qu’on lui avait dit que les figues, c’est ce qu’il fallait produire.
Ce qui avait fini par la nuire.
Parce qu’on lui avait dit que les figues, c’était les seuls fruits qui devaient exister dans ce verger.
Ce qui l’avait épuisée.

Car elle était née : POMME !!!

Elle avait donc essayé toute sa vie de produire cette figue, le fruit de son clan et de le vendre.
Mais son fruit ne pouvait être que sans sève et exsangue.
Car il n’était pas en lien avec sa terre et son eau.
Et, elle, elle n’était pas un figuier, mais bien un pommier si beau.

Une fois sa graine de pomme sentie de l’intérieur, elle a arrêté de produire ces figues de malheurs.
Elle l’a fait au départ avec au ventre de la peur.

Parce que bien sûr, cela ne se faisait pas d’arrêter de produire les fruits de son clan !
Ils criaient tous de ne plus la voir faire comme avant !

Armée de courage, elle a poursuivi cette quête vers son senti !
Elle a tout arrêté pour juste essayer de sentir sa propre sève et son élan de vie.


Il est vrai que sa graine à elle avait été bien profondément enfouie.
Et qu’il lui avait fallu du temps pour qu’elle se montre à la surface et non rester tapie.

Elle a alors commencé à vouloir la faire sortir de sa terre.
À la montrer à la lumière.
Mais des gens ont voulu marcher dessus.
Et elle est de nouveau rentrée dans sa grotte sans un salut.

Jusqu’à ce que la période de gestation soit suffisamment longue et dense ;
Pour que cette graine reprenne de la force et de la puissance.

Alors, avec ses petits bras, elle a poussé la terre, pour refaire surface.
Et on a de nouveau tenté de lui dire à quel point cette graine ne valait rien en pleine face !

Mais elle n’en avait cure !
Elle a alors arrêté de se planter à côté des figuiers.
Tant qu’elle ne se sentait pas assez forte pour s’y frotter.

Elle a poursuivi sa route avec la force solitaire de ses petits bras et a avancé un pas à la fois.


Elle a alors commencé comme par magie à croiser d’autres pommiers.
Sur sa route, ils ont complimenté sa belle graine qui commençait à pousser.
La sève de son arbre s’est petit à petit renforcée.

Et là, à sa grande surprise et tout cela sans un bruit, elle a enfin produit son propre fruit.

Des gens voulaient même bien y gouter !
Ce qui ne lui était jamais arrivé.
D’autres fruits ont commencé alors à éclore !
Elle avait enfin trouvé son trésor !
Des forces invisibles contribuaient même à son propre essor !
Elle ne luttait plus jamais !
Car le soleil l’inspirait et la pluie l’irriguait !

Ses fruits étaient tellement gros, nourris de sa sève, de sa terre et de son eau,
que tout le monde en voulait et grimpait jusqu’à sa cime et même plus haut !

Plus besoin de lutter…
Les figuiers ont un jour arrêté de causer.
Ils ont senti qu’il ne pouvait plus rien dire.
Elle n’était plus dans leur ligne de mire.

Le pommier n’avait plus besoin non plus de rugir pour prendre sa place.
Tout simplement, il« était ».
Et cela suffisait pour se faire respecter.
Il était maintenant prêt à donner.

 

CAROLINE GAUTHIER 

Auteur du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps »

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À propos de Caroline Gauthier

Un seul commentaire

  1. Karim de Se libérer soi-même

    17 janvier 2018 at 4 h 56 min

    Merci, ce que vous dites parle vraiment !

    C’est tellement important.

    Pour ma part j’ai mis près de 8 ans à me rendre compte que je n’étais pas fait pour être salarié.

    Mais une fois acté, il faut encore dépasser la peur de l’inconnu et/ou de perdre ce que l’on a, pour oser aller vers ce que notre vraie nature nous commande.

    Cependant, ce n’est souvent pas possible immédiatement. Alors comment faire ?
    – Rester à l’écoute de soi ;
    – Savoir pourquoi on fait les choses si on ne peut pas changer immédiatement ;
    – Définir son projet et commencer à poser une première pierre.

    Karim
    Se libérer soi-même

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