PSST! VOUS SAVEZ CE QUI EST BON POUR VOUS!

Par le 25 mai 2017

Quand j’étais adolescente dans les années ’80 en Angleterre, j’écoutais la musique populaire de mon époque et de mon pays : The Cure, Depeche Mode, The Smiths, Tears for Fears et d’autres groupes de tendance noire et dépressive. Je suivais le palmarès à la radio le dimanche soir et j’avais l’air de m’y connaître.

Mais en fait, ce n’était pas du tout du tout le cas.

Car dans la réalité, je ne savais pas quelle musique j’aimais réellement et pour tout dire je n’avais pas confiance dans mes goûts musicaux. Je me fiais donc à l’expert le plus proche, en l’occurrence mon frère aîné, Hugo.

Hugo, lui, s’y connaissait pour de vrai et adorait cette musique tragique. Alors sans trop m’en rendre compte, j’ai commencé à aimer les groupes que lui aimait, à écouter les chansons que lui écoutait et à me convaincre que je les aimais moi aussi.

J’ai pris confiance dans sa confiance.

C’est seulement lors d’un premier voyage en solitaire à l’âge de 16 ans que j’ai fait la découverte de chansons mélodiques et touchantes qui, elles, me faisaient réellement vibrer : Simon & Garfunkel. Décidément, un tout autre style que The Cure, sans dire une autre expérience auditive!

Et je me rappellerai toujours ce moment où, seule dans l’avion avec les écouteurs de mon Walkman à cassette sur les oreilles, je commençai à me rendre compte :

  • Que je pouvais décider, moi toute seule, que j’aimais cette musique.
  • Qu’elle était bonne à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles!

Wow!

Mais… ô que ça me faisait peur!

Loin de mon frère et de ses goûts musicaux assumés, je n’avais pas d’approbation extérieure pour ce choix, pour cette prise de position intérieure.

Est-ce que c’était OK que j’aime cette musique? Pouvais-je me fier à mon ressenti à l’écoute de cette musique? Est-ce qu’on allait se moquer de moi pour manque de goût? Pouvais-je me faire confiance?

Tant de questions et tant de doutes! Je tremblais intérieurement!

Mais une autre petite voix, celle de ma vérité, s’est fait entendre. Et j’ai écouté. Avec courage, alors, j’ai osé déclarer — ne serait-ce qu’à moi et à l’univers, faute d’autres témoins —, que j’aimais Simon & Garfunkel, que c’était mon choix musical du moment. Point final.

Bien entendu, je relate ici une anecdote assez banale – après tout, quel jeune n’a pas été influencé, au moins un peu, par les goûts musicaux de ses amis ou de sa fratrie? – mais elle est pour moi symbolique de notre quête d’une vie assumée et alignée avec qui nous sommes réellement.

En effet, je me rappelle consciemment que c’était une des premières fois dans ma vie où j’ai osé reprendre mon pouvoir là où je l’avais délaissé — à mon frère, en l’occurrence — prendre position sur mes choix et faire confiance dans ma capacité de savoir ce qui était bon pour moi.

Je me suis appropriée mes choix musicaux, comme à travers les années, j’ai pu m’approprier partiellement ou entièrement plusieurs autres aspects de ma vie – notamment ma vie professionnelle, ma spiritualité, ma santé, ma façon d’être maman, ma féminité, etc. Et à vrai dire c’est un chemin qui se poursuit et s’approfondit chaque jour.

En cours de route j’ai pu constater comment, peu importe l’aspect en question, le processus de reprise de pouvoir et d’appropriation comporte certains éléments-clés récurrents. J’ai envie de les partager avec vous, comptant que ça vous éclaire sur vous et votre vie:

Anatomie de la reprise de pouvoir

  1. On apprend et on prend confiance

Ici, on apprend des experts, ces personnes autour de nous qui ont déjà marché ce chemin et qui nous partagent leurs connaissances, leur expertise, leur expérience et leur sagesse. On bâtit notre confiance dans leur confiance.

Si notre confiance en soi et connaissance de soi sont assez développées, on va sauter l’étape 2 pour se rendre directement à l’étape 3. Mais si ce n’est pas le cas, on peut faire tellement confiance dans l’expert en question et tellement peu confiance dans notre capacité à nous, qu’on finit par donner notre pouvoir à l’extérieur.

Rassurez-vous : on le fait tous à certains moments, à des degrés différents. C’est très humain, c’est normal et ça fait partie de notre apprentissage!

  1. La prise de conscience

À un moment donné, on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Des fois c’est parce qu’on finit par faire des choix qui ne sont pas alignés avec nos valeurs et cela crée un conflit intérieur dont l’inconfort nous pousse à réfléchir. Des fois c’est parce qu’on se sent tout petit par rapport à l’expert qu’on a choisi; on le met sur un piédestal et on le regarde d’en bas. Des fois c’est le sentiment d’être victime d’une situation qui nous met sur la piste d’un déséquilibre.

Mais dans tous les cas, le résultat est le même : on se rend compte que seul on a peu ou pas confiance dans notre capacité de savoir ou de choisir pour nous dans cet aspect de notre vie.

C’est une excellente nouvelle! Oui! Car cette prise de conscience est le déclencheur pour procéder à l’étape suivante.

  1. On trouve notre vérité

C’est ici qu’on s’intériorise pour trouver notre vérité; on prend le temps de s’interroger sur nos vrais désirs, choix, valeurs, opinions et priorités. Cette écoute intérieure nous permet de savoir ce qui nous fait vibrer, ce qui est juste et bon pour nous, peu importe ce que les autres pensent ou prônent.

Contacter ces certitudes en nous, est en fait un chemin à marcher, une pratique. Notre vérité est là et c’est à nous d’aller à sa rencontre. C’est notre droit et notre richesse intérieure!

  1. Le doute nous assaillit

Surtout si on est passé par l’étape 2, il y aura probablement une ou plusieurs périodes de remise en question, de peur ou d’insécurité; on doute de notre capacité de savoir, de décider, d’être responsable de cet aspect de notre vie.

Cette étape est loin d’être confortable ou facile et, quand on est en plein dedans on voudrait justement être ailleurs! Mais rassurez-vous : elle est normale et elle est nécessaire. Elle fait partie du processus autant que la confiance qui s’installe par la suite, car c’est en apprivoisant les doutes qu’on construit notre confiance.

Petite note : le doute ne reste pas toujours sagement à l’étape 4. Il est mobile et peut surgir un peu n’importe où! Le truc, c’est de ne pas le prendre trop au sérieux ni lui donner trop de pouvoir. Accueillons-le et continuons sur le chemin vers notre vérité.

  1. On se positionne

Si on veut s’approprier un aspect de notre vie, nous avons besoin tout d’abord de faire un choix clair intérieurement; on a besoin de décider dans nos tripes que c’est le temps de reprendre le pouvoir et d’agir autrement. On a besoin de dire « oui » à une nouvelle dynamique et cette intention claire est puissante et nous guide vers l’étape suivante.

  1. L’expression

Notre décision intérieure de nous approprier notre vie autrement, ne vaut pas grand-chose si nous ne la mettons pas en application dans notre vie. Nous avons besoin d’agir autrement si nous voulons que les choses changent et nos actions alignées dans ce sens envoient un message clair à l’Univers. En effet, cela dit que nous sommes sérieux et permettons à l’Univers, à la Vie, de nous venir en aide avec des inspirations, des ressources et d’autres soutiens pertinents.

Nous osons donc, exprimer notre vérité encore et encore. Nous osons prendre position et se faire confiance. Nous reprenons notre pouvoir et nous renforçons tranquillement notre confiance en nous dans cet aspect de notre vie. Car au fond, nous savons ce qui est bon pour nous, et que nous pouvons nous faire confiance.

Comme vous pouvez constater, reprendre le pouvoir n’a rien de sorcier et permet d’ancrer dans la matière le fait que nous savons ce qui est bon pour nous. Autrement dit, cela nous permet de nous approprier notre vie de plus en plus et de vivre plus assumés, alignés et épanouis.

D’ailleurs, cette notion de s’approprier sa vie est au cœur même de ce que je transmets par mes « 5 clés d’une vie plus consciente » et constitue la clé centrale : s’approprier. Vous pouvez en savoir plus par les liens vers la Conscience en soi en bas de cet article.

À vous maintenant

  • Où et à qui avez-vous donné votre pouvoir?
  • Comment l’avez-vous récupéré si c’est le cas?
  • Qu’est-ce qui vous a permis de le faire?
  • Quels sont les bénéfices d’avoir repris votre pouvoir?

Partagez librement dans les commentaires vos enjeux et vos succès, j’ai déjà hâte de vous lire! Et en le faisant, vous contribuerez à un mouvement de personnes qui osent s’approprier la vie à leur façon!

Très chaleureusement,

 

Minnie Richardson,

Vecteur de conscience

Coach de vie et Praticienne en travail rituel

Découvrir la Conscience en soi

Découvrir les méditations en direct du lundi matin sur Facebook

Recevez une méditation guidée en vous joignant à la communauté de la Conscience en soi

 

D’origine britannique, Minnie a fait sa vie au Québec depuis l’an 2000 et vit actuellement l’aventure imprévue d’un an dans le sud de la France. Joignant le geste à la parole, elle suit consciemment son chemin afin de se réaliser de plus en plus pleinement chaque jour.

Coach de vie certifiée et Praticienne en travail rituel, elle a mis au point les « 5 clés d’une vie plus consciente », transmises par ses puissants programmes web et ses coachings intuitifs. Minnie se met au service de personnes souhaitant créer et vivre des vies remplies d’intégrité, de sens et de joie.

4 commentaires

  1. Ogier DOLLÉ - Responsable Affaires

    25 mai 2017 at 4 h 49 min

    Merci Minnie pour ton partage !! 🙂

    • Minnie Richardson

      25 mai 2017 at 11 h 11 min

      Avec grand plaisir Ogier :-).

      Arrivez-vous à suivre les élans de cotre cœur? Je vous le souhaite!

      Chaleureusement,

      Minnie xx

      Minnie Richardson
      Vecteur de conscience
      Coach de vie et Praticienne en travail rituel
      laconscienceensoi.com

  2. Magali

    31 mai 2017 at 12 h 14 min

    Très intéressant comme approche ! Au niveau professionnel, je pense être entre la phase 2 et la phase 3. Pas facile de sortir de la phase 1 tellement sécurisante pour voler de ses propres ailes. Et pourtant, chacun doit inventer son propre chemin ! 🙂 Merci pour cet article Minnie !

    • Minnie Richardson

      4 juin 2017 at 1 h 28 min

      Coucou Magali!

      Tu as tellement raison que c’est sécurisant à un certain niveau de prendre notre confiance de l’extérieur; on veut rester enfant et nous faire dire quoi faire et comment! Passer aux autres étapes est donc comme grandir et devenir adulte dans les aspects différents de notre vie.

      Prends du plaisir à découvrir ta vérité et ton chemin professionnels et sois curieuse par rapport à ce que ça peut être! J’ai bien hâte de voir l’évolution!

      Minnie x

      Minnie Richardson
      Vecteur de conscience
      Coach de vie et Praticienne en travail rituel
      laconscienceensoi.com

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *