7 CHOSES QU’UN PARENT IMPARFAIT ENSEIGNE À SES ENFANTS

Par le 3 mai 2016

On cherche tous à être les meilleurs parents du monde et à offrir un milieu de vie sain à nos enfants. Mais qu’on le veuille ou non, il nous arrive à tous de manquer de patience, d’être grincheux, de s’emporter, de n’être pas assez présents et de ne pas répondre adéquatement aux besoins de nos petits et grands. On se sent alors affreusement coupable. Mais si nos petites erreurs de parents étaient en fait des cadeaux mal emballés pour nos enfants? Si nos sautes d’humeur et nos imperfections parentales étaient en fait, de fabuleuses opportunités pour nos enfants de faire toutes sortes d’apprentissages qui leur serviront toute leur vie?

  • Quand je manque de patience, j’enseigne à mes enfants que la patience a une limite… et qu’ils doivent s’arrêter avant de l’avoir atteinte. Je leur enseigne également à observer les autres afin de déceler leur irritation et mieux respecter leurs limites.
  • Quand je me mets en colère contre eux (si ça n’arrive pas trop souvent), je leur enseigne qu’on peut parfois être très fâché et continuer de les aimer. Ils seront alors moins bouleversés lorsqu’un enseignant ou un ami se fâchera contre eux.
  • Quand je fais des erreurs, je leur enseigne qu’ils ont le droit de se tromper et que leurs parents sont humains.
  • Quand je dois m’excuser, je leur enseigne à assumer leurs erreurs.
  • Quand j’oublie de leur dire que je les aime, je leur enseigne que l’amour n’a pas toujours besoin de mots.
  • Quand je manque de temps pour eux, je leur enseigne à être indépendants.
  • Quand je pleure, je leur enseigne que les émotions négatives sont normales et qu’elles finissent par passer.
  • Quand je tente de m’améliorer comme parent, je leur enseigne à cesser de se culpabiliser inutilement pour leurs erreurs et à tirer les enseignements qui leur permettront de grandir eux aussi.
  • Et quand leur vie est imparfaite malgré mes efforts, (déménagements, séparation, intimidation, échecs scolaires) je bâtis chez eux la force et la résilience qui leur permettra plus tard de savoir se relever après les échecs et les coups durs.

Les enfants n’ont pas besoin que les interventions de leurs parents soient parfaites, simplement qu’elles soient cohérentes et bienveillantes. Viser l’intervention idéale génère un stress inutile chez les parents qui se répercutera inévitablement chez l’enfant. En fait, il n’existe pas d’intervention parfaite et le spectre des bonnes façons de faire est souvent bien plus large qu’on ne le croit. Dorénavant, soyons indulgents envers nous-mêmes comme parents et nous enseignerons ainsi l’indulgence à nos enfants!

Nancy Doyon

Ce texte est tiré et adapté du livre: La famille une sacré entreprise, publié aux éditions de l’homme.

Pour en savoir plus sur les conférences et les services de coaching familial offerts par Nancy Doyon, visitez le www.sosnancy.com

À propos de Nancy Doyon

Coach familial Présidente de SOS Nancy Directrice de l'école de coaching familial Auteur, conférencière, chroniqueuseRetrouvez Nancy sur Facebook

5 commentaires

  1. filbert

    3 mai 2016 at 8 h 14 min

    fine

  2. Florent

    3 mai 2016 at 9 h 16 min

    Bravo, vous êtes une mère parfaite !Nous, quand on s’énerve, ben on s’énerve…. Comme nous aimerions disposer de votre intelligence, votre self control, votre hauteur de vue…. C’est toute la différence entre parents de base que nous sommes et l’élite que vous semblez représenter…

  3. Brigitte Allard

    4 mai 2016 at 22 h 30 min

    Tres bien fait++++++++++++++++++++

  4. Gudulle

    11 mai 2016 at 1 h 59 min

    Mes parents ne m’ont jamais dit je t’aime. Ni à mes frères et soeurs. Ils n’ont jamais eu de temps pour nous, leurs colères étaient fréquentes et ils n’avaient jamais de patience.. A 15 ans je pensais que ma mère était folle et qu’un jour elle nous tuerait. Nous avons grandi dans le manque d’amour le manque de confiance en soi et la mesestime de soi.. Je pense que tout ce qui est dit là doit être tempéré, notamment par tout ce que l’on apporte à nos enfants, et par le fait que la résilience n’est pas accessible à tous

    • nancy

      2 juin 2016 at 16 h 38 min

      La résilience se bâtit, avec un juste équilibre de coups durs et d’amour… Effectivement, nos gaffes de parents doivent être contrebalancées par beaucoup d’amour!

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