LE DROIT D’EXISTER?

Par le 16 janvier 2017
Roberto Nickson

Éprouvez-vous de la difficulté à prendre votre place? À mettre vos limites? À dire non?

Avez-vous tendance à faire passer les besoins des autres avant les vôtres?

Vous sentez-vous parfois investis d’une mission qui consiste à sauver les autres, à les aider parfois même au détriment de votre bien-être ou de votre santé?

Vous mettez-vous rarement en colère, ou presque jamais, et avez-vous tendance à vouloir excuser l’autre rapidement pour ne pas ressentir votre colère ou votre souffrance?

Peut-être même, parfois, quand vous n’avez pas la reconnaissance souhaitée ou que votre vie ne ressemble pas à ce que vous voulez, vous demandez- vous ce que vous faites ici?

Si l’une ou l’autre de ces questions trouvent écho en vous, alors peut-être croyez-vous inconsciemment que vous devez « mériter » le droit d’exister…

C’est souvent le cas si vous étiez un enfant non-désiré par l’un de vos deux parents. Ou si vous avez été abandonné très jeune. Ou si le fait d’avoir une bouche de plus à nourrir rendait la situation financière précaire de vos parents, encore plus difficile. Ou si vous deviez être parfait pour que vos parents vous voient, ou vous aiment. Ou si…

Peu importe la raison à l’origine de cette fausse croyance, elle s’est peut-être inscrite en vous très jeunes, à votre insu et s’est enfouie tellement profondément dans votre subconscient qu’aujourd’hui encore vous ne l’avez pas débusquée.

Souvent, nous fonctionnons par automatisme, réagissant toujours de la même façon aux situations déplaisantes que nous rencontrons sans comprendre que notre réaction est justement ce qui nous fait souffrir car elle nous indique qu’une blessure a grandement besoin d’être soignée.

Tant que nous ne débusquerons pas cette fausse croyance, nous resterons bloqués dans certaines zones d’apprentissages inconfortables.

Personne n’a à mériter son droit d’exister. Personne ne doit avoir à faire ses preuves pour démontrer son droit de vivre. Même si nous n’étions pas un enfant désiré par nos parents, la Vie nous désirait, elle, puisque nous sommes ici aujourd’hui.

Maintenant, il nous reste à apprendre à nous aimer vraiment, doucement, un pas à la fois. À cesser de vouloir nous justifier sur tout. À apprendre à être bienveillants pour nous-mêmes en respectant nos besoins et nos choix. À faire la paix avec notre passé. À accueillir cette Vie qui nous est offerte jour après jour et à lui donner un sens qui nous aidera à faire pousser nos racines afin que nous soyons fermement incarnés dans notre corps, sur cette terre.

Peut-être que certains d’entre nous n’ont pas eu les parents qu’ils auraient souhaités avoir. Mais ces parents ont fait ce qu’ils avaient à faire : nous DONNER Vie!

La vie nous est donnée! Nous n’avons pas à travailler comme des insensés pour la mériter. Accueillons-la comme le plus grand cadeau que nous puissions recevoir et surtout, soyons-en reconnaissants.

Diane Gagnon

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3 commentaires

  1. PASS

    16 janvier 2017 at 6 h 22 min

    Je me reconnais tout à fait dans cet article. Pour mériter de vivre, je suis devenue infirmière à 30 ans. Ma vie avait un sens alors même si le fait d avoir eu ma fille m’en avait donné déjà un…. J avais ainsi le droit d exister….A 64 ans, ça me colle encore à la peau bien que j ai déjà exploré cela en thérapie. J’ai fait un epuisement professionnel et finis ma carrière ainsi, en inaptitude !!!

  2. Sophie

    16 janvier 2017 at 7 h 18 min

    Bonjour Excellent article Naître est une chance vieillir un privilège…

  3. 16 janvier 2017 at 16 h 32 min

    Cet article est intéressant. On peut tout de même ressentir une grande colère contenue lorsqu’on ne parvient pas à dire non.

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