ALLER AU BOUT DE SES RÊVES : EST-CE SI FACILE ?

Par le 28 février 2017
Vilmos Heim

Avez-vous déjà eu un rêve que vous n’avez pas réussi à matérialiser ? Faites-vous partie de ces gens qui ont plein d’idées mais qui n’arrivent pas à les concrétiser ?

Passez-vous votre temps à faire ce qu’ « il faut faire » plutôt que faire ce que vous « aimeriez faire » ?  Laissez-vous vos rêves de côté, car vous avez trop d’obligations ?

Si vous avez répondu « oui » à la plupart voire à toutes ces questions, aimeriez-vous connaître les raisons principales qui vous empêchent de réaliser ce qui vous tient tant à cœur ?

En premier lieu, avez-vous déjà remarqué qu’entre l’idée qui nous paraît si belle et que l’on a dans la tête, et sa matérialisation, il y a parfois comme un gouffre immense?

En fait le chemin vers l’aboutissement de ses rêves, malgré ce que l’on peut croire, est loin d’être une promenade bucolique le long d’un sentier fleuri.

L’emprunter demande non seulement un mélange d’ingrédients qu’il vaut mieux avoir en tête pour se lancer mais aussi la parfaite connaissance de quelques écueils qui se matérialisent bien souvent le long de cette route.

 

Voici ces quelques ingrédients et écueils qu’il vaut mieux connaître :

  1. Entre le rêve et la réalité, il y a comme un goulet d’étranglement qu’il n’est pas facile de passer.

En effet, l’énergie dans le monde de l’idée n’est pas la même que celle dans le monde de la matière.  Avez-vous remarqué que quand nous pensons à notre rêve, nous avons une super motivation, une super vibration, un super élan mais qu’au moment de passer à l’action l’énergie devient bien plus lourde ?

Pour vous donner un exemple : Imaginons que votre rêve, ce soit la construction d’une belle Cathédrale toute brillante… Au moment où vous allez penser à cette cathédrale, vous allez vous dire «  Voilà mon rêve et il est beau ! »

Penser à votre rêve abouti va vous donner une belle énergie, vous allez imaginer la Cathédrale finie, vous allez vous dire qu’avec cette cathédrale, vous allez changer le monde et cela va vous motiver.

Mais au moment  de passer à l’action, au moment de poser la première pierre pour construire votre édifice, eh bien cette pierre ainsi que la suivante, vont vous sembler bien lourdes à porter. Et ces deux pierres que vous posez dans un champ vide sont bien loin de l’image que vous aviez projetée de la Cathédrale de vos rêves.

Et qu’êtes-vous incités à faire à ce moment-là ? Fuir !!! Vous vous dites que cette cathédrale était surement une mauvaise idée. Vous vous dites que si ce n’est pas facile, c’est que ce n’était surement pas un bon rêve, et qu’il vaudrait mieux passer à autre chose…

Et vous pouvez comme cela rêver toute votre vie, sans jamais rien concrétiser !

En fait il est essentiel de connaître le processus qui s’active lors de la matérialisation d’un rêve pour ne pas fuir à la moindre occasion.  On pourrait schématiser ce processus de la façon suivante :

En fait, incarner un rêve c’est comme un accouchement, c’est comme une arrivée au monde. Et si j’ai matérialisé sur le schéma ci dessus,  un goulet d’étranglement au niveau des émotions, ce n’est pas un hasard.

Quand on veut  concrétiser son rêve (passer du monde de l’idée au monde de la matière),  il y a bien souvent au niveau émotionnel des choses qui se réactivent, des choses qui sont même bien souvent en lien avec notre propre arrivée au monde. Il y a des résistances, des peurs, des blessures, des croyances qui émergent au moment où l’on passe à l’action, au moment où l’on passe du monde des étoiles au monde de la terre. Il vaut mieux le savoir, afin d’éviter de fuir à la moindre occasion.

Tout cela pour vous dire : ne fuyez pas à la moindre difficulté ou résistance, car cela fait partie du chemin !  Sur Terre, il y a la pesanteur… à la différence des étoiles !

Mon plus grand rêve était d’être auteure d’un roman.  Je vous garantis qu’entre l’idée que je me faisais d’écrire un livre et l’écriture du livre en lui-même même, il y avait un monde !  J’étais pleine de fougue à l’idée de devenir romancière, mais dès que je m’asseyais à ma table pour poser la première pierre de mon projet d’écriture, cela devenait différent de ce que j’avais imaginé. C’était bien plus lourd ! Alors pourquoi ne pas rester dans les étoiles ? Hein ?

J’écrivais une première ligne et je trouvais ça nul ou il me prenait l’envie d’aller me baigner à la mer à côté de chez moi, plutôt que d’écrire… Je trouvais cela laborieux et toutes les excuses étaient là pour ne pas m’atteler à la réalisation de mon rêve d’écriture et pour fuir dans la galaxie étoilée des rêves non réalisés…

Ça vous parle au niveau de vos projets ?

Mais ce n’est pas la seule difficulté, il y en a plein d’autres ! Zut !

Même si je vous rassure, on peut dépasser ces difficultés et derrière, il y a une récompense hallucinante ! Les étoiles peuvent descendre sur terre je peux vous l’assurer !

  1. La peur

Au niveau du goulet d’étranglement, il y a une émotion plus forte que les autres qui souvent nous tenaille : La peur de notre propre lumière, la peur de briller notre identité. La peur de nous montrer tels que l’on est au monde. La peur d’oser être soi !

Souvent, il est plus facile de faire ce que l’on doit faire plutôt que ce que l’on aime faire.

Quand on veut réaliser son rêve, fréquemment le fruit  de ce rêve est bien différent des fruits des vergers alentour, il n’a pas le même goût, pas la même saveur. Ce que l’on veut réaliser est souvent nouveau, innovant, différent.

La peur du rejet, du jugement  peut alors nous tenailler les tripes donc, pour incarner ce qui nous tient à cœur, cela nous demande de traverser cette peur d’être « soi » !

J’ai écrit mon livre «Au Nom du Corps» , il y a plus de deux ans maintenant ! Il connait un vif succès. Je ne me doutais pas que le monde du mystère attirerait autant de lecteurs ! Mais savez-vous que mes amis n’étaient pas au courant ? Savez-vous que j’avais créé deux comptes Facebook de peur que mes amis d’enfance me rejettent faute de me comprendre ? Savez-vous que j’avais peur des railleries du monde duquel je suis issue ?

Oh comme il est dur d’être une pomme quand on voit tout autour de soi plein de beaux poiriers !

J’ai  tenté  au début de ma vie, d’imiter ces poires mais je n’y suis pas arrivée ! Normal je n’en étais pas une ! Mes poires n’ont pas cessé d’être sèches et sans gout, alors que toutes celles autour de moi étaient magnifiques ! Je n’arrivais pas à les faire sortir de terre et je vivais dans la disette. J’ai lutté avec mes petits bras… puis je me suis écroulée, épuisée. J’ai vécu une belle crise pour me connecter à ma vraie nature de pommier. C’est ce que je relate dans mon roman. La nature fait bien les choses, ne trouvez-vous pas ?

J’ai donc fini par construire mon rêve d’être une vraie pomme. Enfin ! J’ai arrêté de faire un fruit qui n’était pas le mien !

Mais j’avais peur que personne ne me comprenne dans cet univers de poires et de poiriers !  Je me suis donc d’abord cachée et isolée, par peur du jugement. Je me suis cachée DIX BELLES ANNÉES ! Je suis allée me planter ailleurs, dans un autre champ en me coupant de mes premières racines. Cela n’a pas été une période facile. Une blessure immense et une peur sans fond m’empêchaient d’être moi-même face aux gens que j’aimais. J’ai eu la crainte d’être exclue des gens de mon clan mais je comprends aujourd’hui que c’était moi qui m’excluais toute seule !

Et aujourd’hui même si mon fruit ne ressemble pas à ceux de mes frères, j’ose le montrer. Mon fruit n’a pas la même couleur ni le même gout… et c’est aussi pour cela que j’ose l’afficher !

Quand vous voulez innover et construire votre rêve, vous aurez cette peur à transcender mais le jeu en vaut tellement la chandelle, je vous l’assure !

  1. La discipline

Le goulet d’étranglement, la peur sont des écueils sur le chemin vers vos rêves.

Mais l’ingrédient vraiment essentiel à l’aboutissement de votre rêve, c est la discipline.

Il est essentiel d’agir !  C’est la seule chose que vous avez vraiment besoin de faire pour y arriver ! Si vous restez dans le monde de l’idée, il ne se passera rien !

Mais, vous n’y arriverez pas au départ sans un minimum de discipline.

Par exemple pour l’écriture d’un livre, au départ il est essentiel de se donner un temps d’écriture par jour et de s’y tenir. C’est pareil pour n’importe quel autre type de projet.

Pourquoi ?

Parce qu’il y a une grande règle dans l’univers, celle des 20/80 !

Vous avez besoin de fournir 20% des premiers pas pour que l’univers conspire avec vous et vous aide à obtenir 80% des résultats.

Dans mon cas, une fois que j’ai eu écrit 20% de mon roman, j’ai commencé à être aspirée et inspirée. C’est comme si l’univers avait eu besoin de tester ma volonté, avant de venir me soutenir.

Pour reprendre la symbolique du pommier, au départ c’est l’énergie de la pomme qui fait tout : elle est sous terre, elle est en gestation, elle fait des efforts surnaturels pour pousser la terre et les cailloux et pour sortir une petite pousse de la terre. Cette pousse est fragile et elle peut être balayée par les vents. Faites-vous l’analogie avec vos projets ?

Mais quand la pousse est suffisamment forte, il y a un moment où elle est aspirée par le soleil qui l’aide à grandir !

Je peux vous garantir qu’une fois que vous aurez fait les premiers efforts vers l’aboutissement de votre rêve, même si au départ vous vous sentez bien seul, il y  aura une main invisible qui viendra vous prendre par la main pour vous aider.

  1. Votre pourquoi va vous faire déplacer des montagnes…

« Il n’y a pas de vents favorables pour celui qui n’a pas de port ». Sénèque.

J’adore cette citation.

Ou, dit autrement, vous ne serez pas aidé, si vous ne savez pas où vous voulez aller, si vous ne connaissez pas le pourquoi de votre vie.

Qu’est-ce que le pourquoi ?

C’est ce qui nous connecte à ce qui vous dépasse. C’est votre soleil, c’est ce qui fait que vous êtes surmotivé. C’est ce qui peut vous porter et faire que vous serez prêts à vous dépasser, malgré les soucis inhérents à la matière. Le pourquoi, c’est votre mission de vie. La mission de vie cela se recherche, cela s’explore, cela s’affine au fur et à mesure.

L’objectif est de trouver ce qui vous touche, ce qui vous fait vibrer, ce que vous avez envie de faire pour les autres.

C’est ce qui transcende votre « je ». Ce qui est au-delà de votre individualité : le haut de votre cathédrale et c’est de cet endroit que vous n’allez pas voir le temps passer.

Ce n’est pas un truc que l’on trouve en claquant des doigts. C’est un truc que l’on recherche et qu’on affine pas à pas.

J’ai un jour rêvé d’être écrivain, conférencière et formatrice. Mon pourquoi, c’était de transmettre et d’avoir l’impression de contribuer à quelque chose de bien plus grand que moi. Je n’aurais jamais imaginé que mon « roman » soit devenu un bestseller, ni imaginé accueillir tant de monde dans ma formation en ligne ni ceci ni cela…

Et ce n’est que le début 😉

Caroline Gauthier

Auteure du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps » :

Formation en Ligne «  Vivre sa Nature »

Blog : www.aunomducorps.fr

À propos de Caroline Gauthier

10 commentaires

  1. Letizia

    28 février 2017 at 5 h 39 min

    Je trouve ce témoignage touchant et très motivant. Merci pour le partage

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 50 min

      avec joie

  2. Karine

    28 février 2017 at 19 h 17 min

    Je trouve cet article tellement intéressant et surtout véridique. Merci infiniment:)

  3. Sabourata

    2 mars 2017 at 8 h 14 min

    Je me retrouve énormément dans cet article. Des idées pleins la tête mais qui ne se concrétise pas parce que je me trouve des excuses pour ne pas le faire. La peur de l’inconnue.
    Très bel article et merci pour le partage

  4. Victor - Blogueur Aventures...

    4 mars 2017 at 8 h 46 min

    L’année dernière, je suis parti seul en Islande à 18 ans.

    Ce voyage m’a fait prendre conscience de ce que je voulais vraiment faire de ma vie. Qu’être ingénieur n’est finalement pas ce que je veux mais ce que mes parents veulent.

    Ce voyage m’a donné énormément confiance en moi, en mes projets et je ne vais rien lâcher pour vivre mon rêve de voyager à plein temps en vivant d’applications que j’aurais créé.

    Je n’ai pas de but final et c’est ça qui est génial car c’est un mode de vie que je tente d’atteindre, un mode de vie nomade dont je profiterai chaque jour.

    Lorsque je serai plus vieux, je n’aurais aucun regret même si j’échoue car j’aurais tout donné pour réaliser mes rêves et rien que le chemin pour y parvenir me rend heureux.

    Message pour les autres visiteurs: Arrêtez de vous cherchez des excuses pour ne pas vivre vos rêves! Soyez curieux(se), trouvez vos passions et donnez tout pour pouvoir en vivre!

    Merci Caroline. 🙂

  5. Jehane

    9 mars 2017 at 7 h 40 min

    C’est l’article dont j’avais besoin, tout simplement merci.

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 48 min

      Tout le plaisir est pour moi…

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 50 min

      Avec plaisir

  6. Widly

    15 mars 2017 at 10 h 05 min

    Merci, je me sens reconforter après avoir lu l’article. J’avoue que c’est très inspirant surtout pour moi parce que mon plus grand rêve c’est de devenu ecrivain mais a chaque fois je veux ecrire quelque chose je la trouve tjrs nul et je laisse tomber.

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 47 min

      Merci 🙂

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