5 FAÇONS DE SE LIBÉRER DES PENSÉES COMPULSIVES

Par le 14 août 2015

Connaissez-vous les pensées compulsives? Ce flux de pensées qui  défilent dans la tête, souvent négatives, souvent absurdes, et qui créent brouillage intérieur, saturation mentale et stress quand on les laisse prendre le dessus?

Les détails sont propres à chacun, mais certains thèmes sont récurrents. Cela vous arrive-t-il de vous juger durement et de juger les autres d’être trop de ceci et pas assez de cela? D’entretenir des pensées anxieuses et d’imaginer que le pire scénario est en train de se réaliser même si dans la réalité tout va bien?

Suivez-vous le fil de ces pensées pour en créer d’autres encore plus excessives et en fin de compte vous sentir anxieux, frustré, impatient, coupable, honteux ou toute autre émotion qui vous tire vers le bas? Et est-ce que parfois vous finissez par agir d’une façon dont vous n’êtes pas fier ou que vous regrettez carrément par la suite?

Soyons honnêtes, nous le faisons tous à des moments différents et à des degrés différents. Nous relâchons le contrôle, permettons (oui, permettons, car nous avons un choix!) à notre mental de prendre le volant et adhérons aux scénarios farfelus et négatifs qu’il nous propose. Ensuite, nous créons ce qui peut sembler comme l’enfer sur terre, un genre de film qui n’existe ailleurs que dans notre tête. Cela nous épuise, nous mine et nous empêche d’avancer et de nous réaliser à notre plein potentiel.

Pourtant, nous ne sommes pas que ces pensées lourdes. Nous portons également en nous une grande sagesse, la sagesse du cœur qui est toujours là, et qui est capable de nous donner l’heure juste. L’heure juste sur qui nous sommes vraiment – des êtres magnifiques et parfaitement imparfaits – et sur ce que nous avons à faire pour accomplir notre mission sur terre.

Voilà, c’est dit, vous n’êtes pas prisonnier de ces pensées compulsives et vous avez plus de contrôle et d’agence que vous l’imaginiez. Car la capacité d’affaiblir le pouvoir de ces pensées veille en chacun de nous à tout moment. Alors, comment y accéder?

Il s’agit tout simplement d’éveiller la conscience en soi, cette capacité de nous observer et de nous distancier des danses de notre mental. Plus concrètement, quand vous vous sentez moche, stressé, anxieux, etc., c’est signe que les pensées compulsives sont au rendez-vous. Youpie, vous avez une chance inouïe de vous entrainer à créer une autre habitude que celle d’embarquer aveuglément dans leur jeu! Rappelez-vous que ce ne sont que des pensées aléatoires et non la vérité absolue. Ensuite :

  1. Respirez!

Prenez au moins deux grandes respirations, lentement, tout en vous concentrant sur une sensation physique. Cette étape est cruciale pour ralentir le mental, vous ramener dans votre corps et vous donner le temps de vous observer. Prenez autant de respirations dont vous avez besoin.

  1. Analysez

Essayez de retracer vos pas pour savoir quelle(s) pensée(s) vous avez choisi de croire et qui a mené aux sentiments inconfortables. Au début, ce n’est pas toujours évident, tellement le chemin entre pensée et émotion est court, mais sachez que la pratique nous rend de plus en plus habiles.

  1. Nommez

Nommez la ou les pensée(s) avec autant de détail que vous en êtes capables, pour en prendre une bonne distance. Si le contexte le permet, vous pouvez même parler à haute voix. Amusez-vous à vous entretenir avec ces pensées négatives, car au fond c’est un grand jeu!

  1. Branchez-vous

Il n’y a rien qui met les pensées compulsives à leur place plus vite qu’un entretien avec notre sagesse interne, lui qui procure en nous des sentiments d’expansion, de confiance et d’amour. Les respirations profondes vous aideront à y avoir accès, et vous pouvez également lire Maîtrisez votre GPS interne en 5 étapes simples pour aller plus en profondeur.

  1. Observez, observez, observez!

Portez attention aux personnes, situations et contextes dans votre vie qui déclenchent un flux de pensées compulsives, et ceux au contraire qui favorisent une harmonie intérieure et la présence de votre sagesse. Organisez-vous pour augmenter les occurrences du dernier et réduire votre exposition au premier.

Pour moi, la maîtrise des pensées compulsives relève de l’ordre de la magie; la magie de nous réveiller comme d’un rêve, d’éveiller notre conscience en nous, assez pour nous rendre compte qu’il y a une pensée compulsive. Qu’elle nous a atteints. Qu’elle n’est pas vraie. Qu’il y a un choix. Et de choisir notre réponse en toute conscience. C’est aussi simple et aussi magique que cela.

Et que cela fait du bien de le faire! On se sent fier d’avoir déjoué les pensées; on se sent libéré, délivré de quelque chose qui nous nuisait; on récupère de l’énergie vitale; on renforce notre confiance en nous et notre capacité de nous observer et, finalement, on jouit d’un grand espace intérieur, occupé ultérieurement par les pensées compulsives et maintenant libre pour des expériences et des états nettement plus élevés.

En fin de compte, affaiblir nos pensées compulsives nous permet tout simplement de retrouver un état d’harmonie intérieure qui nous est propre et qui est tout à fait naturel. Certes, cela implique un certain vouloir et une assiduité, mais les récompenses en valent amplement l’effort.

 

Minnie Richardson

Coach de vie et praticienne en travail rituel, j’accompagne les personnes mûres et motivées à éveiller la conscience en soi pour créer et mener, en toute conscience, des vies remplies de sens et de magie.

 

17 commentaires

  1. Samba Traoré

    16 août 2015 at 22 h 11 min

    c’est très intéressant

    • c2fcontact

      22 août 2015 at 2 h 43 min

      Instructif ☺

    • Rapsodie

      22 août 2015 at 8 h 57 min

      Bonjour Minnie !

      #2 : « ANALYSEZ nos pas… et les sentiments inconfortables… », oui, mais analyser le processus ne suffit pas ; j’ai personnellement constaté qu’il me fallait aussi REPÉRER & NOMMER les ÉMOTIONS qui avaient découlé du scénario ayant conduit à ces pensées obsessionnelles pour pouvoir m’en débarrasser. Parce que nous sommes des êtres « hypersensibles » (sensibles à de très subtiles notions, observations, sensations…) nous avons tendance à baser nos pensées sur notre ressenti, sur notre vécu émotionnel avant toute autre chose qui serait d’ordre plus rationnel. Par contre nous avons du mal à reconnaitre nos émotions et à les nommer car l’éducation, bien souvent, nous contraint à les considérer comme néfastes socialement et même, professionnellement parlant (« un homme ça ne pleure pas » !) Dès lors que nous parvenons à faire le lien entre nos pensées compulsives et les émotions qui les ont précédées, nous pouvons analyser plus rationnellement donc plus objectivement la réalité ; il est ensuite plus aisé de relativiser les faits et de nous départir de ces fameuses pensées encombrantes générées par une distorsion de notre perception.

      • Minnie Richardson

        27 août 2015 at 22 h 53 min

        Bonjour Rapsodie,

        Merci pour votre réponse bien réfléchie. C’est vrai que le mot ‘analysez’ est plutôt rationnel et que cela peut être un défi de se rendre immédiatement à cette étape quand les émotions sont bien présente. Je suis également bien d’accord avec vous que trop souvent les gens refoulent leurs émotions et que nous avons intérêt à mieux les connaître et à les exprimer.

        Selon moi, quand on écoute et choisit de croire une des pensées (souvent négative), nous ressentons les émotions associées avec cette pensée. Des fois, cela se passe tellement vite que nous ne savons même pas qu’une pensée a précédé l’émotion. Ensuite découlent de ces émotions d’autres pensées compulsives et hup, nous avons fabriqué un petit cauchemar dans notre tête (une distorsion de notre perception comme vous le dites).

        De toute façon, je constate que vous avez de l’expérience dans la ‘déconstruction’ de ces pensées et je vous en félicite :). Bonne continuation!

        Minnie Richardson
        http://www.minnierichardson.com

    • Minnie Richardson

      27 août 2015 at 10 h 57 min

      Tant mieux! 🙂

      Minnie Richardson
      http://www.minnierichardson.com

  2. Sandie

    19 août 2015 at 5 h 02 min

    Il est important de réaliser que ce sont des pensées habituelles auxquelles nous n’avons pas à donner de pouvoir. Nous n’avons pas à croire toutes nos pensées, on ne s’en sortirait plus et nous n’avons donc pas à agir sur chaque pensée.
    Les pensées sont éphémères, elles ne font que passer si nous les laissons faire, si nous n’essayons pas de les contrôler. Moins nous y prêtons attention, moins elles ont de pouvoir car c’est nous qui leur donnons tout pouvoir.
    Nous avons également tendance à croire qu’il est difficile de se débarrasser de pensées habituelles. Je n’y crois pas. C’est ainsi qu’on leur donne davantage de pouvoir et qu’elles restent bien plus qu’elles ne devraient. Et si elles restent, et alors ? Nous n’avons pas à les écouter, nous n’avons pas à leur servir le café 🙂

    • Minnie Richardson

      27 août 2015 at 22 h 55 min

      Bonjour Sandie,

      Vous avez tellement raison que nous donnons trop de pouvoir à ces pensées et j’adore l’image qu’on n’a absolument pas à leur offrir un café si un beau matin elles décident de se pointer le nez :). Merci de votre ajout à la discussion!

      Chaleureusement,

      Minnie Richardson
      http://www.minnierichardson.com

  3. Bah Pelly

    22 août 2015 at 6 h 06 min

    Personnellement ces pensées me traversent à chaque fois. Merci pour le conseil.

    • Minnie Richardson

      27 août 2015 at 23 h 02 min

      Cela me fait grand plaisir Bah Pelly! Je vous souhaite de prendre assez de distance de ces pensées pour vous rendre compte qu’elles sont erronées et que la réalité est toute autre.

      Au plaisir,

      Minnie Richardson
      http://www.minnierichardson.com

      • Diomande

        4 septembre 2015 at 21 h 07 min

        Bonjour Minnie!
        Sur le 5ieme point ou vous insistez sur l’observation des personnes et context qui nous tirent vers le bas a l’origine des pensees impulsives…est ce mieux de pendre une distance considerable soit voyager meme pour reduire cette exposition dans l’intention d’aller trouver ailleurs une vie harmonieuse si l’on est en crise de bonnes personnes sur place?

        • Diomande

          4 septembre 2015 at 21 h 14 min

          Je disais plutot les pensees compulsives et non impulsives…merci et je suis impatient a l’atente de votre reponse.

  4. Rapsodie

    22 août 2015 at 9 h 28 min

    Stimulée par votre article, je poursuis ma réflexion et suis en train de réaliser que si nous avons pleinement confiance en nous, si nous nous estimons et connaissons bien notre valeur intrinsèque, si nous nous sentons parfaitement légitimes à être qui nous sommes et si nous avons également confiance en la vie et en nos propres moyens d’y faire face, quels que soient les événements, alors nous ne nous laissons pas envahir par des pensées négatives ou des réflexions méprisantes (comme ce fut pr moi récemment le cas) : ces pensées obsessionnelles ne nous atteignent et « squattent » notre esprit que si nous éprouvons à notre encontre doutes, mauvaise estime, culpabilité et si nous sommes en quête de reconnaissance tant de notre part et de celle des autres. Quand c’est le regard des autres (leur opinion ou jugement sur nos faits et gestes) qui prime et conditionne l’estime que nous nous portons, nous devenons vulnérables aux élucubrations que notre esprit va échafauder sur cette unique base. Si nous sommes confiants, sans être imbus ou prétentieux, nous savons au contraire, sur quoi fonder notre réflexion, nos pensées, notre raisonnement, nos comportements et nous les considérons comme parfaitement valables et légitimes ainsi… et à tout le moins, aussi valables et légitimes que la ceux d’un autre !

    • Minnie Richardson

      27 août 2015 at 22 h 59 min

      Re-bonjour Rapsodie!

      Très heureuse de vous relire :). C’est tout à fait vrai qu’une belle confiance en nous rend la tâche de déjouer les pensées compulsives beaucoup plus facile. Et je crois qu’il est possible de renforcer notre confiance en nous en suivant les propositions dans mon article pour affaiblir les pensées compulsives et ainsi rentrer plus facilement en contact avec notre sagesse intérieure. En agissant directement sur ces pensées, on se rend compte de l’agence que nous avons dans notre vie et comment c’est nous qui pouvons reprendre le volant.

      Merci encore de votre ajout précieux à la discussion! 🙂

      Minnie Richardson
      http://www.minnierichardson.com

  5. Merkoue

    6 septembre 2015 at 15 h 45 min

    Bonjour Minnie!
    C’est avec la plus grande attention que j’ai lu votre article sur ces pensees compulsives qui sont devenues mon quotidien pendant longtemps alors suivant le 5ieme point ou vous insistez sur l’obsevation tres attentive des personnes,situations,contextes qui peuvent davantage nous induire dans une nuisance chronique avec ces pensees compilsuves ainsi ma question est la suivante:
    Est ce mieux de quitter un milieu ou l’on ne se trouve qu’avec des personnes qui nous tirent quotidiennement vers le bas tout en sachant que dans le dit milieu l’on a presque pas de chance d’entrer en contact avec les personnes pouvant contribuer a une sagesse interne vu le jugement de ceux qui nous entourent?

  6. Minnie Richardson

    7 septembre 2015 at 13 h 10 min

    Bonjour Merkoue,

    Désolée du délai de réponse!

    Vous vous posez une excellente question, qui m’indique votre conscience des milieux qui ne favorisent pas une harmonie intérieure. C’est seulement vous qui savez si vous devez quitter le milieu en question, et quelles en seront les conséquences. Voici quelques questions pour alimenter votre réflexion:

    * Que gagneriez vous de quitter ce milieu?
    * Qu’est-ce que vous risquez en quittant ce milieu?
    * Est-ce possible de modérer votre contact avec ce milieu sans le quitter définitivement?

    Si vous choisissez de quitter ce milieu, sachez que ce ne sera pas la fin définitive de vos pensées compulsives. Tant que vous n’avez pas intégré la pratique de vous observer, etc., elles trouveront d’autres contextes pour se pointer le nez. Cependant, elles peuvent être plus faciles à gérer si vous n’êtes pas mis rudement à l’épreuve dans un contexte comme vous le décrivez.

    Si vous choisissez de rester dans ce milieu, vous pourriez choisir de le voir comme une occasion de vous pratiquer à identifier, nommer et ainsi affaiblir vos pensées compulsives. Assurez-vous de vous garder, cependant, d’autres contextes, moments quand vous êtes moins à l’épreuve pour souffler un peu!

    Et surtout, faites appel à votre sagesse interne qui est toujours là, même quand les pensées compulsives crient haut et fort!

    Bonne réflexion et bonne pratique de vous libérer des pensées compulsives!

    Chaleureusement,

    Minnie Richardson
    http://www.minnierichardson.com

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