NOUS, PARENTS

Par le 22 août 2016

Comme parents, la majorité d’entre nous faisons de notre mieux, même si ce « mieux » ne correspond pas souvent à l’image idéalisée du parent que nous pensions être.

Nous rêvions d’avoir des enfants, charmés par les gazouillis d’un bébé et nous avons cru que la vie de parents serait facile comme un long fleuve tranquille. D’ailleurs, avant de faire partie du lot, nous croyions savoir très bien ce que les autres parents devraient faire avec leurs enfants, comment ils devraient les élever, comment ils devraient être plus ceci et moins cela.

Et puis nous avons eu notre ou nos enfants… Comme un crescendo, l’éducation des enfants, ou plutôt l’accompagnement de nos enfants, est venue parfois tirer du plus profond de nos entrailles autant ce que nous avions de meilleur que ce que nous avions de moins beau. Quel parent n’a jamais perdu patience avec ses enfants ? Plusieurs d’entre nous ne nous savions pas capables d’autant d’amour… ni d’autant de colère, parfois !

Nous les aimons, nous les protégeons, nous les chérissons, nous les éduquons, nous les consolons, nous leur apprenons ce que nous savons, nous les accompagnons. Nous avons souvent l’impression de ne jamais en faire assez, alors qu’à d’autres moments nous avons l’impression d’en faire trop ! Nous nous remettons en question puis nous évoluons comme parents.

Plus nos enfants grandissent, plus les défis grandissent aussi. Nous continuons de faire de notre mieux mais parfois nous commençons à douter de nos compétences parentales. Si nous avons la mauvaise idée de nous comparer à d’autres parents qui semblent parfaits, nous commençons à culpabiliser de ne pas être de meilleurs parents. Et nous continuons de nous améliorer, tenant de nous ajuster tant bien que mal aux changements fréquents et inattendus de nos petits poussins devenus grands.

Nos enfants sont les meilleurs enseignants au monde ! Ils nous enseignent la chose la plus importante qui soit : l’Amour inconditionnel ! Mais cela ne s’apprend pas toujours dans la facilité !

Puis, en vieillissant, si nous sommes le moindrement conscients, nous voyons plus clairement les moments où nous aurions pu faire mieux. Nous voyons dans leurs comportements le résultat de nos propres blessures. Nos enfants ont souvent ce don de nous illustrer parfaitement ce que NOUS devons soigner en nous, pour ne pas qu’ils le répètent à leur tour ou pour que nous en guérissions, tout simplement. Mais en devenant conscients de nos « manques », c’est là qu’il est essentiel de se rappeler que nous avons fait de notre mieux, que nos enfants aussi avaient besoin de nous comme parents pour devenir plus forts, pour construire leur personnalité, pour relever leurs propres défis. C’est à ce moment-là que nous apprenons à devenir un meilleur parent, une meilleure personne.

Personne n’a à se sentir coupable de quoi que ce soit, ni comme parent, ni comme enfant. Tout est parfait, chacun vit ce qu’il a besoin de vivre. En tout temps. Faisons la paix avec nous comme parents, comme enfants.

Aucun parent n’est parfait. Mais chaque enfant a les parents parfaits pour LUI. Et chaque parent a les enfants parfaits pour lui.

La Vie est ainsi faite : nous apprenons de nos errements et à l’école de la Vie, nos enfants sont nos plus grands maîtres, les plus merveilleux qui soient. Peut-être avons-nous élevé nos enfants, mais nos enfants nous ont élevés plus haut encore.

Merci à mes enfants Olivier et Samuel, pour avoir été les enfants dont j’avais besoin pour devenir une meilleure personne. Je vous aime de tout mon cœur et je vous souhaite des enfants à votre hauteur !

Diane Gagnon

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4 commentaires

  1. maombi kavurha

    22 août 2016 at 2 h 04 min

    merci Diane pour cet article etre parent ce ne pas facile du tout car ca demande la totalité de notre être entière dans tous le point physique psychologique et morale et surtout le courage de ne pas abandonné quelque soit les difficultés

  2. scheuren

    22 août 2016 at 4 h 51 min

  3. Ros Anna

    22 août 2016 at 8 h 19 min

    Je n’en suis pas à cet apaisement, malheureusement, je suis dans la culpabilité dévastatrice et le désespoir

  4. Pamela

    9 septembre 2016 at 5 h 14 min

    Merci pour ce très beau message qui fait chaud au coeur.

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