JE NE VEUX PLUS ENTENDRE : « IL FAUT PARDONNER » !

Par le 20 septembre 2017
Wim Messink

Je ne veux plus entendre la moindre personne me dire quand je lui parle de quelqu’un qui me fait souffrir la chose suivante : «  Il faut pardonner » !

Croyez-vous que soit si facile quand on a une blessure à l’intérieur de nous qu’une personne ravive, de pardonner d’un seul coup, par la seule force de la volonté ?

Le pardon n’est pas quelque chose qui se fait parce qu’on le décide avec la tête !

Cela se passe bien plus en profondeur.

Oui, c’est tout un cheminement pour arriver au pardon, c’est comme pour un deuil : il y a tout un processus à vivre et à expérimenter de l’intérieur pour faire le deuil d’une personne ou d’une blessure que l’on a vécue dans sa chair.

Il y a toute une palette d’émotions à exprimer et à vivre pour pouvoir passer à autre chose et dire «  Il faut pardonner », c’est empêcher le processus de se faire.

Le processus pour accepter l’inacceptable est immuable, c’est toujours le même : on a besoin de vivre le refus, la colère, la peur et la tristesse jusqu’à l’acceptation totale.

Si on refuse de vivre une seule émotion de l’intérieur ce processus, on risque de rester bloqué à jamais et de ne jamais réussir vraiment à passer à autre chose.

Le seul paramètre variable de ce processus, c’est le temps, car celui-ci ne joue pas de la même façon pour tout le monde et donc ce processus est plus ou moins rapide selon les individus.

Devant une situation de changement, certaines personnes restent bloquées plus ou moins longtemps sur une étape (par exemple la tristesse pour la perte d’un proche, la peur pour un déménagement ou la colère pour l’annulation d’un diner entre amis au dernier moment) mais souvent, si elles restent bloquées, c’est qu’elles refusent de vivre une émotion dans la palette de celles que je viens de décrire.

Une seule variable, qui est incontrôlable : c’est donc le temps !

Le temps de passage des courbes de deuil est un des éléments majeurs qui différencient les individus dans leur rapport à l’autre. Certains sont plus rapides pour positiver et reconstruire, c’est à dire passer de l’émotion (le passé) à la raison, seul moyen de se projeter et pouvoir se réengager vers l’avenir.

Mais une chose est sûre : la seule chose à faire est de vivre et d’expérimenter le processus émotionnel en conscience et de l’intérieur et non d’inviter le mental dans la partie dès le début du processus !

Car conscience et raison ne sont pas la même chose.

La conscience c’est voir et sentir l’émotion sans se laisser embarquer dans l’émotion parce qu’on connaît le processus qui est à l’œuvre.

La raison : c’est cette espèce de jugement moral culpabilisant.

Je vous invite à faire la différence pour pouvoir enfin pardonner et passer à autre chose pour vous libérer.

Un petit texte pour sentir mon article par écrit et en vidéo : LE PARDON

 

Pour pardonner, il lui fallut d’abord traverser.
Devant son cœur blessé, tout le monde lui disait : « il faut pardonner ».
Elle essayait, mais rien ne se passait !
Elle continuait à sentir le ressentiment et la colère qui la rongeaient.
Était-elle mauvaise de ne pas y arriver ?
Était-ce si facile comme les autres le prétendaient ?

Mais elle finit par comprendre une chose essentielle :
Elle sut qu’on ne peut pardonner avec sa tête,
Que cela ne pouvait se faire sur une simple requête.
C’était un processus qui n’était pas une affaire de volonté,
Cela maintenant elle en était persuadée.
Elle comprit que pour pardonner,
Il fallait plonger au cœur de sa douleur
Et au-delà de sa peur ;
Qu’il fallait qu’elle fasse face au chagrin de sa blessure,
Pour ôter ses armures.

Elle savait que tout ceci allait lui demander du courage
Que de rencontrer sa rage…
Il ne suffisait pas de juste dire « tais-toi » à ses ressentiments !
Il fallait qu’elle les vive dans sa chair pour les transmuter pleinement !

Elle a alors fait face pendant des jours, des mois et des années,
À ses colères et à ses tristesses, provenant d’abandons, de rejets et de trahisons passés.
Elle les a sentis, dans le profond de sa chair et derrière la moindre cellule de son corps meurtri et pétri.
Elle pleura à chaudes larmes toutes ses tristesses
Et fit fondre une à une les barrières de sa forteresse.
Elle vécut toute la palette des émotions
Pour faire le deuil de la situation.

Et un jour le pardon drapé de blanc
Fit son entrée sans crier gare dans sa vie, comme un prince charmant.
Son cœur s’offrit alors à l’Amour comme un diamant.

Et elle put dire à ceux qui l’exigeaient
Que le pardon n’était donc pas une affaire de volonté,
Mais bel et bien une traversée.
Elle put soulager ceux qui culpabilisaient de ne pas y arriver.

Car le pardon est un long processus, un chemin, un accouchement, une initiation
Loin des affres de la raison.
C’est un processus qui demande du courage, de la bravoure,
et beaucoup d’amour et de bienveillance, à celui qui l’entame un beau jour.
Mais ce voyage périlleux en vaut la chandelle !
Car aujourd’hui, grâce au pardon, plus personne n’était exclu de son cœur,
Même quand elle vivait des malheurs.

Elle était pour une fois libre
Et ne transportait plus ses blessures dans son futur.
Elle n’était plus non plus la prisonnière de son passé…

Elle marchait le cœur ouvert
Et incluait en son sein, tout ce que la vie lui présentait…
Elle savait que c’était cela la vraie liberté.

CAROLINE GAUTHIER 

Auteur du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps »

Formation en Ligne «  Vivre sa Nature »

 

À propos de Caroline Gauthier

2 commentaires

  1. KARIM

    20 septembre 2017 at 6 h 45 min

    Pardonner c’est souvent et avant tout se pardonner à soi, lâcher prise, accepter ce qui est comme c’est, sans le juger. C’est très difficile à faire dans le fond et cela prend du temps comme vous le dites si bien.

    « Il faut pardonner » : non. On peut pardonner… mais une fois que l’on s’est libéré de l’emprise des peurs et de la souffrance, qui entravent notre conscience.

    Alors libérons-nous de nos peurs et nous souffrances !

    Merci pour ce poème très inspirant !

    Karim
    se-liberer-soi-meme.com

  2. Clarine Faure

    20 septembre 2017 at 8 h 28 min

    Nous sommes tous et chacun(e) des âmes incarnées sur Terre pour évoluer en conscience et vivre heureux selon notre niveau de conscience.
    Alors en effet comment pardonner à quelqu’un(e) qui vous empêche d’exister et vous emprisonne dans ses façons de vous voir et de vous juger, façons qui sont à raz des pâquerettes sans amour et pleines de peurs et de mensonges ? Difficile… certes.

    Mieux vaut-il tout révéler et fuir avant de mourir et/ou pire d’être jetés par erreur aux oubliettes du monde, et/ou tomber en dépression ou en burn-out, ou pire…

    Bref : choisir sa vie est un droit fondamental pour CHACUN(E), et nous avons chacun(e) une vibration et une conscience propre.

    Sans respect, sans confiance, il n’y a pas d’Amour mais de la possession parfois par des pervers narcissiques ou des personnes imbues d’elles-mêmes et cruelles comme il y en a à la pèle !

    Et… les bons conseilleurs ne sont pas les payeurs…
    Faut s’affirmer dans la vie et retrouver confiance en soi, s’aimer, se respecter et se faire respecter !

    Les PN ne peuvent vivre sans une proie et ils vont jusqu’à la mort de leur proie, c’est cela qui les fait vivre.
    Les PN sont des pauvres âmes perdues ou plutôt des corps sans âme qui doivent bouffer l’âme de quelqu’un de vivant pour rester en vie.
    Ce sont des vampires et des cannibales, il ne faut pas leur pardonner, mais les dénoncer haut et fort et les fuir. Qu’ils soient vos parents, vos enfants ou votre conjoint. Faut se barrer au plus vite et définitif, et… VIVRE.  

    Clarine

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