POUR NE JAMAIS SOUFFRIR POUR RIEN!

Par le 3 juillet 2017
Jan Vašek

Ce serait si simple s’il n’y avait pas de souffrance dans la Vie, non? Pas de malheurs, pas de pleurs, pas de crises, pas de colères, juste du bonheur, de la joie, du plaisir et de l’amour! À moins de vivre en permanence au pays des Bisounours, nous savons très bien qu’il n’en sera jamais ainsi.

Même très jeunes, certains d’entre nous ont déjà beaucoup souffert, alors imaginez une fois à l’âge adulte! On dirait que plus on avance en âge plus on accumule notre lot de souffrances, de déceptions de chagrins, de pleurs, de tristesse.

Certains autour de nous ont peut-être même des vies entières de malheur, comme si la guigne s’acharnait sur eux. D’autres semblent nés sous une bonne étoile et leur vie nous paraît facile vue de l’extérieur.

Et pourtant, je ne crois pas au mauvais sort qui s’acharne ni à ceux qui semblent avoir tout cuit dans le bec! Je crois que nous avons toujours ce dont nous avons besoin en ce moment pour évoluer.

Je vous entends d’ici me dire « Et bien ce n’est pas vous qui êtes à ma place, avec ce que je vis! » Je sais, ce que nous vivons, chacun d’entre nous, nous semble toujours pire, quand c’est négatif, ou mieux, quand c’est positif, que ce que tous les autres vivent. C’est humain, tous nous pensons ça!

Mais pour ce qui est de la souffrance, je ne croirai jamais que le mauvais sort s’acharne sur une personne, malgré toutes les apparences. Je crois plutôt que la Vie a un grand plan pour chacun d’entre nous, un grand plan qui dépasse – et parfois fait fi – de tous nos petits plans.

La Vie est notre enseignante: elle se charge de nous apprendre les leçons qui sont les nôtres de la manière la plus appropriée. Mais souvent, nous sommes de mauvais élèves et nous refusons d’apprendre ce qui, pourtant, nous rendrait plus heureux, plus souples, plus aimants. Alors nous faisons l’école buissonnière, nous n’écoutons pas, nous rêvons à autre chose, nous imaginant dans une classe de niveau supérieur alors que nous sommes en train d’échouer l’année en cours!

Notre prof est patiente : elle ne se lasse pas de nous répéter la même leçon encore et encore pour que nous l’apprenions. Mais comme nous faisons la sourde oreille, ses méthodes deviennent parfois plus… corsées.

La Vie n’a pas pour but de faire souffrir qui que ce soit, elle ne vise qu’à accompagner notre développement. Mais si nous résistons, nous stagnons ou nous nous entêtons, alors nous souffrons. Lorsque nous sommes dans cette souffrance, il nous est difficile de nous regarder au-delà et de tenter de comprendre le pourquoi de cette situation. Si nous pouvions nous élever et contempler le Grand Plan, sans doute pourrions-nous un peu mieux accepter la situation qui semble nous faire souffrir en ce moment car nous pourrions voir clairement ce qu’elle vise à nous enseigner.

Enfin, aucune souffrance ne doit être vaine. En fait, aucune ne l’est mais beaucoup ne cherchent pas à lui donner un sens, trop heureux de la voir s’en aller. Alors que si nous lui donnons un sens, si nous trouvons ce que cette souffrance avait à nous apprendre, alors nous pourrons apprécier le Grand Plan et comprendre que, peut-être, avions-nous besoin de ce malheur, petit ou grand, pour devenir une meilleure personne, que ce soit pour apprendre à mieux aimer, à cesser de juger, à aider les autres, à nous débarrasser d’un mauvais penchant, à pardonner, à nous pardonner, à corriger le tir pour être plus en harmonie avec notre mission, avec ce que nous sommes vraiment.

Comprendre le sens de ce que nous vivons ou, si nous ne le trouvons pas, au moins lui en donner un, nous permet de mieux accueillir tout ce que nous vivons. Savoir que rien n’est inutile nous aide parfois à découvrir ce que nous devons changer pour moins souffrir. Accueillir ce qui vient même si ça nous déplait nous permet de ne pas nous cantonner dans une position rigide de résistance qui, à tout coup, nous fait souffrir.

Peut-être peut-on comparer certains passages de vie avec l’accouchement: résister à la douleur des contractions n’y changera rien, si ce n’est empirer la douleur. Mais accueillir chaque vague de contractions en sachant qu’elle nous rapproche de ce qu’il y a de plus beau nous aide à passer au travers. C’est ainsi que nous nous mettons au monde.

Si nous pouvons faire en sorte de nous promettre de ne jamais souffrir pour rien, si nous pouvons rapidement donner un sens à nos souffrances, alors bien des leçons deviendront inutiles car nous aurons ouvert notre cœur.

Au final, c’est tout ce que la Vie demande : que nous gardions le cœur ouvert, quoi qu’il arrive.

Diane Gagnon

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