LA MALADIE D’AMOUR, C’EST QUOI ?

Par le 30 mars 2017
Chirobocea Nicu

J’étais une grande malade, mais pas au sens où on l’entend habituellement. J’étais malade d’amour !

C’est quoi les symptômes ?

C’est avoir un vide immense à l’intérieur de nous, vide dont nous n’avons pas nécessairement conscience, mais que nous cherchons par tous les moyens à combler.

Avec quoi ?

Un autre ou une autre, de la nourriture, des achats de vêtements, de l’argent, de la notoriété et j’en passe.

Les conséquences ?

On devient un dépendant affectif, un accro du shopping, une personne vénale en quête d’argent qui pourrait venir combler un manque, un shooté du pouvoir qui donne l’illusion d’être quelqu’un pour éviter de sentir son impuissance.

Nous nous accrochons alors à n’importe qui ou n’importe quoi pour éviter de sentir le manque.

On est comme un pacman qui gobe tout ce qui traverse sa route.

Nous pouvons aussi devenir victime de prédateurs en tout genre qui nous font miroiter monts et merveilles.

Les causes ?

Un vide béant au fond de notre corps, que nous ne voulons surtout pas sentir.

La Société actuelle ne souffrirait-elle pas de la même maladie ?

Si je dévoile mes failles dans cet article, c’est dans l’espoir de donner plus de conscience aux gens sur les illusions qui m’ont bercée pendant beaucoup trop longtemps ; c’est dans l’espoir d’ouvrir aussi les consciences sur ce mal dont souffrent trop de personnes et même la société : le mal d’amour !

Comment en guérir ?  Comment le retrouver ?

Je ne donne pas des recettes miracles sur comment trouver l’amour de sa vie, je donne seulement un chemin pour y voir clair à l’intérieur de soi. Car c’est le premier pas pour guérir. Il n’y en a pas d’autres. Et ce n’est pas un chemin forcément simple. Car cela demande d’abord et avant tout de se connaître, connaître ses failles et ses forces…

J’ai écrit un roman initiatique ( Au Nom du Corps ) sur ce sujet qui a connu un vif succès. J’ai créé un blog.

J’écris des mots sur les maux pour les transformer en pépite et en lumière, comme l’alchimiste transforme le plomb en or.  J’écris pour expliquer les raisons qui nous poussent à nous perdre. J’écris surtout sur la façon dont on peut enfin se retrouver.

Ce vide, ce mal d’amour auquel je me suis intéressée, il faut le savoir : il aspire tout sur son passage !

Il spolie la terre, il spolie les sols, il spolie les autres ! Il demande toujours plus et il n’est jamais rassasié !

Pourquoi ?

Car peu de gens souhaitent regarder ce vide en face. La plupart préfère le fuir !

Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à ce qu’il ait tout dévoré ? Nous ? La planète ?

Ce vide et ce mal d’amour poussent à accumuler toujours plus pour ne pas sentir ce qui est tapis au fond de beaucoup de ventres et beaucoup de cœurs brisés ou meurtris !  Ce vide nous pousse à vouloir toujours ce que l’on n’a pas, à vouloir toujours créer de nouveaux besoins illusoires qui nous donnent l’illusion d’être quelqu’un !

Mais il est temps de regarder ce vide en face avant qu’il ne soit trop tard !

C’est pourquoi j’ai décidé de commencer par moi. Cela ne servirait à rien de demander que les autres le fassent si je ne commençais pas d’abord par moi-même !

J’ai donc démarré il y a 10 ans ! Et il y avait du boulot, je peux vous l’assurer !

« Tout changement que tu espères voir en ce monde commence par toi-même ! », Gandhi.

N’est-ce pas ?

Donc voilà ce qu’il a fallu que je regarde bien en face ! Et c’était loin d’être facile !

J’avais un trou dans mon corps, oui. Un trou qui m’avait transformé en parasite pour attirer à moi ce qui me manquait. Et toutes les stratégies étaient bonnes pour combler ce vide, et avec n’importe quoi ; et même dans tous les domaines !

Je vais donc énumérer ces stratégies une à une et je vais même les classer pour vous prouver à quel point le vide peut nous conduire loin ! Très loin !

  1. Mes stratégies avec les autres pour combler mon manque étaient les suivantes :

Aider l’autre pour qu’il m’aime, crier pour qu’il me regarde, séduire pour qu’il reste, culpabiliser pour recevoir, donner pour rendre redevable, être plus belle que ma voisine pour que l’autre garde les yeux rivés sur moi…

Tout n’avait qu’un seul et unique but !

Garder à moi pour éviter de ressentir le manque d’amour qui faisait trop mal ! Emprisonner pour éviter de sentir le vide !

Et le pire de tout ! C’est que je prenais cela pour de l’amour !

Je pensais aimer alors que je ne cherchais qu’une seule chose : Recevoir ! Attirer ! Garder ! Rivaliser !

Tout cela pour éviter de sentir ce qui était tapi au creux de mon ventre.

  1. Mes stratégies avec le monde professionnel pour combler mon impuissance étaient les suivantes :

Grimper les échelons pour me sentir puissante. Accumuler pour être reconnue. Posséder pour être regardée.

Le pire de tout ! C’est que ce n’était jamais assez !

Je rencontrais toujours quelqu’un de plus puissant, de plus riche, de mieux que moi… Il fallait toujours que je le dépasse pour penser que j’étais quelqu’un de valable ou d’aimable ! Car le vide était toujours là, tapi au creux de mon ventre.

  1. Mes stratégies avec la Nourriture ?

Manger pour ne pas sentir. Consommer plus que de raison pour remplir, toujours remplir quelque chose que je ne voulais pas regarder.

La liste de toutes mes stratégies pour ne pas faire face est longue !

Et je crois bien que c’est le mal de ce siècle !

Mais je crois que c’est aussi le temps du grand changement …

Et il est temps de vraiment en prendre conscience si l’on ne veut pas courir à la catastrophe !

Pour cela, il est essentiel de comprendre une chose :  ce vide  que l’on cherche à combler avec des stratégies d’accumulation et de puissance nous éloigne de l’amour véritable !

Plus nous fuyons le vide et plus ce dernier nous possède et nous contrôle ! Plus nous l’embrassons et plongeons dedans, plus nous le remplissons de notre amour et de notre conscience…

Y a-t-il une voie pour guérir ? Une posologie d’un médicament à prendre ?

Heureusement, oui !

Ma réponse est la suivante ! Ce n’est pas en prenant quelque chose de l’extérieur que l’on parvient à guérir ! Cela n’est pas en voulant recevoir ce qui nous manque, que nous parvenons à combler le manque …

Pour guérir ce vide, il ne faut pas chercher à le combler par du factice, mais juste se tourner face à lui et le regarder.

Qui est prêt à avoir ce courage-là ? À sentir la bête ?

Ce n’est pas en cherchant à l’éviter, en accumulant, en gardant, en grimpant toujours plus haut que nous parviendrons à guérir mais bien en faisant face à ce qui est enfoui dans notre corps et en le ressentant ! Car la sensation n’est pas vide, elle est pleine d’elle-même. La douleur vibre et se transmute.

Plus on cherche à masquer et à éviter le vide, la douleur, le mal d’amour, plus il nous aspire et nous contrôle !

Car ce vide n’en a jamais assez ! Il crée des stratégies qui nous éloigne de plus ne plus de l’amour véritable…

Pourquoi ?

Parce que personne ne veut le regarder ! Personne ne veut le conscientiser ! Personne ne veut l’embrasser ! Personne ne veut s’en occuper !

Il est trop vulnérable, petit, minable, non brillant…

Pourtant ! Si vous saviez à quel point il recèle une grande puissance !

Le diamant brut provient du carbone, matière peu noble, le nénufar éclos dans la boue, les cathédrales sont érigées sur les bases de l’ombre d’une crypte, les plus beaux arbres plongent leurs racines au plus profond de l’ombre de la terre.

Un jour j’ai décidé d’arrêter de le fuir ! J’ai regardé mon vide et mon ombre tapis au creux de ma base…

Je n’ai plus cherché quelqu’un, j’ai plongé dans ma solitude.

Je n’ai plus accumulé, j’ai plongé dans ma vulnérabilité et mon insécurité.

Je n’ai plus grimpé, j’ai fait face à mon mal d’amour !

Mon vide s’est alors senti aimé, regardé. Il a alors arrêté de hurler pour se faire entendre. Il a arrêté de prendre le contrôle de ma vie, pour se faire voir.

Et une douce présence s’est invitée dans mon corps ! Là, au creux de mon vide.

Cette présence, elle m’habite et elle me rassure.

Elle n’était pas dehors, dans l’extérieur, en haut d’une tour ou d’une cime mais au creux de mon ventre, de mon corps et de mon cœur.

Dans mon vide, j’ai découvert mon plein.

Mon démon m’a révélé ma lumière.

Même si mes stratégies parfois remontent encore à la surface, je ne me fais plus happer par mon vide, car je le regarde et je l’embrasse.

Je l’aime et il me révèle ma plénitude.

Je ne suis plus un parasite, je suis prête pour aimer…

Et en cadeau, pour vous faire ressentir la pleine puissance de ce que je viens d’écrire, voici deux textes en vidéo …

Le Silence guérit tout :

Sortir de la Dépendance affective :

Caroline Gauthier
Auteur du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps »

Formation en Ligne «  Vivre sa Nature »

Pour plus d’articles: www.aunomducorps.fr

D’autres textes en vidéo sur YouTube « Au Nom du Corps »

À propos de Caroline Gauthier

8 commentaires

  1. Dominique Liarçou -Marin

    30 mars 2017 at 5 h 44 min

    Merci j’ai juste commencé votre roman. Ce jour plus que jamais j’entends ce vide. J’espère avoir le courage de le regarder tendrement. D’apprendre à ne plus en souffrir.

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 42 min

      Oui pas à pas on arrive …

  2. Céline VersDeBeauxHorizons

    1 avril 2017 at 3 h 55 min

    Merci Caroline pour cet article.

    Il me donne l’envie de me dépasser afin d’aider mes Belles qui veulent plus d’Amour dans leurs vies et de remplir leurs corps et leurs âmes d’une belle lumière pour pouvoir rayonner!

    <3

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 42 min

      Super… bravo

  3. Izara

    3 avril 2017 at 9 h 22 min

    Une des clées pour moi, surtout quand on en vient à avoir un manque au niveau affectif, c’est d’affirmer « Cela ne m’enlève rien ». Plus de droits pour les autres, ne veux pas dire moins pour toi. Plus d’amour pour les autres, ne veux pas dire moins pour toi. Plus de reconnaissance pour toi, ne veux pas dire moins pour toi. Ce n’est pas un gâteau!

  4. Izara

    3 avril 2017 at 9 h 22 min

    Une des clés pour moi, surtout quand on en vient à avoir un manque au niveau affectif, c’est d’affirmer « Cela ne m’enlève rien ». Plus de droits pour les autres, ne veux pas dire moins pour toi. Plus d’amour pour les autres, ne veux pas dire moins pour toi. Plus de reconnaissance pour toi, ne veux pas dire moins pour toi. Ce n’est pas un gâteau!

    • Izara

      3 avril 2017 at 9 h 24 min

      *Plus de reconnaissance pour les autres, ne veux pas dire moins pour toi.

    • Caroline Gauthier

      22 avril 2017 at 14 h 41 min

      Merci pour ce partage 🙂

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