IL EST OÙ LE BONHEUR ? IL EST OÙ ?

Par le 22 novembre 2017

Souvent, on part du principe qu’être heureux c’est éprouver une succession ininterrompue de sentiments positifs et que si l’on éprouve de la colère, de l’envie ou si l’on est déçu, triste ou anxieux, ou encore si l’on a peur, c’est que l’on n’est pas heureux pour de vrai.

Pourtant, je vous jure que les seuls qui sont capables de ne pas ressentir ces derniers sentiments jugés comme négatifs par la plupart d’entres-nous, sont les véritables psychopathes ! Et les Morts ! lol

Le fait de ressentir des émotions est justement la preuve que je ne suis pas un psychopathe et que je suis bel et bien vivant… Et en pleine santé!  En d’autres termes, c’est vraiment bon signe ! Et il faut en finir avec la pensée positive à tout va, qui bloque l’énergie de vie qui circule en nous et qui prend la forme qu’elle doit prendre. (montée ou descente)

Alors je vais vous faire une révélation ! S’interdire de ressentir des sentiments pénibles, c’est limiter notre capacité à être heureux ! Le corps est bien fait ! Je vous le jure!

« Émotion » vient du mot latin « Emovere » qui veut dire mouvement et l’émotion est là pour libérer la charge énergétique du corps quand il y a un trop-plein. Ne pas exprimer ou ne pas  évacuer, c’est refouler et stocker dans le corps un tas d’émotions enfouies et ces émotions négatives vont finir tôt ou tard par grandir en intensité parce que l’on s’est empêché de les sortir. Ou pire, elles finiront par détruire à petit feu nos corps.

J’en ai fait l’expérience dans ma vie. Tout a explosé un jour dans mon corps, comme une cocotte minute! Je relate cette expérience dans le roman  initiatique «  Au Nom du Corps » qui est devenu un best-seller et je vous promets que refouler le négatif, m’a conduit dans des sacrées voies de garage et a fini par tout faire exploser dans ma vie ! Jusqu’à ce que je comprenne qu’il était essentiel que je connecte à toute la palette de mes émotions.

Les émotions douloureuses sont inévitables. Elles font partie inhérente de l’existence humaine et si je les rejette, c’est un aspect de mon humanité que je dénie.

Pour vivre une vie épanouie, il est essentiel de vivre toute la gamme des sentiments,

comme un arc en ciel avec sa palette de couleurs qui apparaît quand il pleut et qu’il fait beau en même temps, comme la gamme des notes sur un piano auxquels on n’enlève pas les notes du bas sous prétexte qu’elles sont plus graves …

Voici 2 poèmes pour illustrer mon propos… dont 1 en vidéo…

Poème 1 :

Ne luttons pas contre la vie, même si elle a pris la forme d’une mort et d’une descente apparentes…

Imaginez un cœur qui après sa phase d’expansion refuse de se contracter…

Imaginez le jour qui refuse que la nuit arrive…

Imaginez l’été qui s’étire et refuse l’hiver…

Imaginez l’expir qui refuse l’inspir…

Imaginez que l’on refuse de dormir après des jours de veille…

Imaginez qu’après l’action, il n’y ait pas de phase de repos…

Imaginez qu’après le soleil, on ne voit pas la lune la nuit…

Refuser une polarité sous prétexte qu’elle est plus obscure, plus froide, plus endormie, plus contractée, plus lente, plus secrète, plus solitaire, plus vide, nous place dans le refus du mouvement cosmique de l’univers entier, dans le refus du mouvement des planètes, dans le refus des mouvements des vagues et des marées dans l’océan, dans le refus de la naissance du Big Bang, dans le refus de Dieu et de sa création…

Dans le refus de votre vivant…

On ne trouve pas la paix, dans le refus des bruits de la vie…

On ne trouve pas la lumière en tournant le dos à l’ombre…

On ne trouve pas la sagesse en se moquant de la folie…

On ne trouve pas la joie en refusant nos pleurs…

On ne trouve pas la vie en fuyant la mort…

On ne trouve pas le bonheur dans le refus de toute la gamme des émotions

On ne trouve pas la paix dans le refus de nos tempêtes

On trouve notre unité dans le mariage de nos polarités et l’amour de nos dualités.

Reconnaître la vie pour ce qu’elle est enfin, nous conduira enfin vers notre destin…

Poème 2

Elle achetait des livres qui lui parlaient de spiritualité, d’unité, d’émotions positives, de lumière et d’amour inconditionnel.

Elle essayait de toutes ses forces d’être parfaite, et de l’atteindre ce Ciel que ces récits décrivaient !

Elle essayait de gommer ses ombres, pour atteindre cette lumière.

Elle essayait d’être joyeuse, alors qu’elle était souvent triste.

Elle essayait d’être linéaire alors que tout en elle n’était que chaos et tsunami.

Elle essayait d’être calme alors qu’elle sentait la tempête.

Elle tentait de répondre à ce que ces sages écrivaient.

Mais plus elle lisait, plus elle essayait…

Et plus elle échouait.

Elle restait immuablement humaine et duale,

Avec ses émotions paradoxales.

Elle était l’inverse de tout ce qui était écrit ;

Et s’écroulait donc accablée et accroupie.

Pourquoi donc n’était-elle pas parfaite comme tous ces gens qui savaient,

Qui étaient des êtres illuminés et éveillés ?!

Épuisée, elle alla se coucher et se mit à rêver.

En songe, elle vit une grande salle :

D’un côté des hommes cravatés et même certains sages ;

De l’autre des musiciens, chanteurs et poètes délurés,

Dans un vaste bordel coloré.

Les cravatés, ne pouvant tolérer une telle pagaille, partirent sur le champ !

Et il ne restait dans cette salle que tous ces gens étonnants !

Surprise, au réveil elle comprit.

Elle mit de côté tous ses livres,

Et décida de vivre !

Elle accepta alors toute son humanité,

Ses sauts d’humeur, et son cœur parfois fermé.

Elle accepta toutes ses parts et sa dualité !

Et grâce à cela, elle trouva enfin son unité.

Son cœur s’ouvrit alors en corolle,

Car elle ne jouait plus aucun rôle.

Pour une fois elle s’aimait, même si rien n’était parfait.

Elle aimait même tout ce qu’elle avait tant cherché à masquer toutes ces années.

Elle arrêta donc de se faire violence,

Et entra dans sa propre danse.

Elle n’écouta plus les savants,

Mais son élan vibrant.

Elle devint une femme sauvage,

Capable parfois d’être en rage.

Elle pouvait pleurer,

Car elle en connaissait la beauté.

Elle accepta sa nature de femme cyclique,

Et devint magnifique.

Elle comprit que tout ce qui vivait en elle était divin,

Et la lumière vint enfin !

Elle ne cherchait plus la perfection linéaire,

Car elle sentait qu’elle était comme le mouvement de la Terre.

Elle dansait, chantait et riait maintenant de sa nature paradoxale et cyclique.

Et tout en elle était apaisé,

Car il n’y avait plus besoin de chercher.

Juste sentir la brise des étoiles sur sa peau

Et écouter le cantique des oiseaux.

Elle était maintenant l’océan qui voyait ses vagues.

Elle était la conscience qui vivait ses émotions.

Elle était le divin qui vivait dans son corps humain.

Elle était l’espace infini qui vivait le temps fini.

Elle était le calme qui regardait ses tempêtes.

Elle était l’unité qui vivait sa dualité.

Tout en elle s’était réuni.

Et elle vivait sa vie.

CAROLINE GAUTHIER 

Auteur du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps »

Formation en Ligne « Vivre sa Nature »

Suivez-moi sur Facebook : https://www.facebook.com/aunomducorps.fr/

À propos de Caroline Gauthier

Un seul commentaire

  1. christine papageorgiou

    12 décembre 2017 at 4 h 13 min

    Merci beaucoup pour ce très beau poème Caroline…. il me parle beaucoup … j ai tant envie d aller vers les autres mais je crois que j ai besoin d aide….

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