FAUT PAS PRENDRE MES DÉSIRS POUR DES BESOINS!

Par le 13 décembre 2014

À l’approche des fêtes, on songe bien sûr à gâter nos enfants, à leur faire plaisir. Rien de plus normal.

 

Les tablettes des magasins débordent de jouets merveilleux et colorés, qui nous ramènent à nos propres désirs d’enfants. Si vous êtes comme moi, vous avez sans doute envie de tout acheter! « Wow! Un train électrique, j’en rêvais enfant! Une poupée qui parle! J’étais verte de jalousie devant celle de ma voisine… » Et on achète! Et encore un tout petit cadeau, et des souliers qui allument dans le noir, de toute façon elle a besoin de chaussures… et une petite robe… et…

Le soir de Noël, les enfants sont ensevelis sous une tonne de cadeaux qu’ils déballent à la chaîne à grands coups de « Wow! » Et de « Ha! » Après de rapides mercis, ils passent au cadeau suivant. Avec les cadeaux des grands-parents, des oncles et tantes, des amis et autres pères Noël improvisés, il n’est pas rare qu’un enfant reçoive plus de vingt cadeaux pendant la période des fêtes dont la valeur dépasse régulièrement 300 $ à 400 $! Combien de ces babioles a-t-il vraiment désiré? Faites le test : un mois après la fête, demandez-lui de vous faire la liste des cadeaux reçus; il est probable qu’il ne se rappellera pas la moitié d’entre eux… On parle de Noël, mais c’est la même chose à son anniversaire, puis à Pâques…

Dès le berceau, ils reçoivent des tonnes de jouets lumineux et sonores et ils sont habillés avec des vêtements coûteux. Ils font ensuite des voyages un peu partout avec la garderie, l’école, le service de garde et, la fin de semaine, avec leurs parents, sans compter les activités parascolaires, le camp de jour, l’été, et les vacances en famille souvent à l’étranger. Beaucoup d’enfants ont voyagé bien davantage que moi.

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QUELS SONT LES IMPACTS DE CETTE SURABONDANCE?

J’ai vu un jeune homme de neuf ans parcourir le catalogue de Noël d’une grande chaîne du début à la fin sans trouver quelque chose qu’il désirait et qu’il n’avait pas… Son entourage en était réduit à lui donner de l’argent ou des cartes-cadeaux qu’il ne dépensait pas non plus… J’ai souvent entendu l’entourage reprocher à cet enfant d’agir comme un enfant gâté… mais à qui la faute?

Par ailleurs, puisqu’ils auront tout vu, tout essayé, tout acheté, certains de ses enfants risquent de devenir des adultes blasés, malheureux et bien peu outillés pour faire face aux difficultés de la vie… Pour se sentir « vivants », quelques uns se tourneront alors souvent vers les drogues, les sports extrêmes, la violence, les gangs de rue, ils rechercheront les plaisirs intenses, rapides, faciles et gratuits. Les efforts? Bof! Travailler? Ouf! De plus, à force de leur enseigner la réussite sans effort, de les habituer à voir leurs désirs satisfaits rapidement, ne risque-t-on pas de mal les préparer à leur vie adulte?

Pour éviter cela, il est grand temps que les adultes qui entourent les enfants, les enseignants, les éducateurs et les parents cessent de s’évertuer à leur faire plaisir pour plutôt commencer à les éduquer et qu’ils cessent ainsi de confondre désirs et besoins. J’entends bien des adultes me répliquer : « Oui, mais J’AIME ça les gâter! Ça ME fait tellement plaisir… » Mais on priorise alors le besoin de qui? Celui de l’adulte qui cherche à se faire aimer de l’enfant et à générer des « Wow! » ou le besoin de l’enfant d’être éduqué et de recevoir des valeurs qui lui serviront toute sa vie?

De plus, lorsqu’on gâte un enfant, il finit presqu’invariablement par se conduire comme un enfant gâté! Et c’est alors à lui qu’on reprochera de ne pas être suffisamment reconnaissant alors qu’en bout de ligne, ce seront les adultes qui auront créé chez-lui des attentes démesurées. On m’a raconté récemment qu’une fillette de six ans, à qui son père reprochait de ne pas manger la glace qu’il venait de lui donner a répliqué : « Oui, mais c’est toi le papa! Tu peux me dire non parfois! »

 

QUE DOIT-ON FAIRE?

On devrait répondre à environ 90 % des besoins de l’enfant dans un délai plutôt rapide et lui apprendre aussi à patienter dans certaines situations.  Si on ne veut pas d’enfants gâtés, on ne devrait dire oui qu’à seulement 10 % à 20% de ses désirs et généralement « non » aux caprices , comme par exemple: « Je veux le verre bleu! Pas le jaune! » Alors, avant de dire oui à une demande, réfléchissez bien… Est-ce un besoin ou un désir?

 

On devrait répondre à 90 % des besoins de l’enfant, mais à seulement 10 % de ses désirs.

 

L’ensemble des cadeaux qu’il reçoit à Noël ou à sa fête ne devrait pas dépasser une somme de 150 $ à 200 $ (donc 3 à 4 cadeaux). Cela inclut les cadeaux donnés par grand-maman et tante Julie! Au-delà, l’enfant ne les apprécie même plus et on lui en fera le reproche. Mettez donc des balises claires à votre entourage. Demandez-leur d’offrir des cadeaux collectifs et évitez de donner de l’argent aux enfants en bas âge sauf si vous allez avec eux choisir UN jouet au magasin dans les semaines qui suivent. Et puis, n’oubliez pas qu’on a le droit d’offrir un cadeau utile à un enfant, par exemple un nouveau sac d’école ou encore mieux: une activité à faire en famille : une journée de ski, une journée de bricolage, etc. Noël est la fête de l’amour non?

Résistez aussi à la tentation d’acheter des « surprises » à tout propos. Si on prend l’habitude d’acheter quelques friandises, même si elles ne coûtent que quelques sous, chaque fois qu’on va au magasin, on développe de bien mauvaises habitudes de consommation chez l’enfant et il se mettra à considérer ce qui devrait être un privilège comme un droit! Il risque même, en vieillissant, d’avoir bien du mal à sortir d’un magasin sans voir acheté quelque chose.

Avant d’acheter quelque chose, attendez au moins qu’il en ait exprimé l’envie puis attendez. Laissez-le espérer, attendre avec impatience, ramasser une partie de l’argent nécessaire à l’achat de l’article… Il sera tellement plus heureux de son acquisition! Laissez-lui aussi des temps morts dans son horaire, laissez-le perdre son temps et s’ennuyer un peu. C’est excellent pour l’imagination.

Ne promettez jamais à l’enfant une récompense en échange d’un comportement simplement adéquat. « Si tu te comportes bien à l’épicerie, maman va t’acheter une tablette de chocolat. » Cela revient à le payer pour son bon comportement alors que ça devrait aller de soi. Seules les actions « extraordinaires » ou les situations qui représentent un défi pour l’enfant devraient être récompensées et, encore, pas à chaque fois. Les récompenses devraient diminuer à mesure que l’enfant grandit et devient plus habile. On devrait d’ailleurs davantage souligner l’effort que le résultat.

Cessez d’avoir peur de les frustrer. La tolérance à la frustration s’apprend de la même façon qu’il a appris à marcher : avec de la pratique! À deux ou trois ans, un « non » déclenchera une crise de colère, bien entendu, mais si vous accueillez son désir avec empathie (« Oui, je comprends que tu aurais aimé avoir ce camion, il est beau hein? »), il apprendra et comprendra qu’il ne peut pas tout avoir. Ne cédez pas et ne portez pas trop d’attention à ses jérémiades, car à trop chercher à éviter les pleurs et les frustrations, on renvoie l’image que ce n’est pas normal d’être frustré. Doucement, par étapes, l’enfant sera, de plus en plus, capable de contrôler ses émotions et il se sentira moins démuni lorsqu’il sera confronté à des refus et à des difficultés.

Émettez des « non » clairs, fermes et sans ambigüité. Cessez aussi de vous justifier et, surtout, ne mentez pas pour camoufler votre refus. « Tu veux une petite voiture? Non, papa n’a plus de sous… » Vous renvoyez alors à l’enfant l’impression que vous devriez dire oui chaque fois que c’est possible. De toute façon, il risque un jour de découvrir votre mensonge. Votre autorité en prendra alors pour son rhume!

Le rôle du parent est bien sûr, d’aimer, de soigner, de protéger son enfant, mais aussi de l’éduquer!

Faites votre boulot de parent et chaque fois que vous êtes tentés de gâter vos rejetons, pensez aux valeurs que vous désirez leur inculquer afin d’en faire des adultes heureux et épanouis.

 

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  Nancy Doyon

  COACH FAMILIAL, ÉDUCATRICE SPÉCIALISÉE
  AUTEURE, CONFÉRENCIÈRE
PRÉSIDENTE de SOS NANCY et de L’école de coaching familial Nancy Doyon
 SOS-NANCY-LOGO
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À propos de Nancy Doyon

Coach familial Présidente de SOS Nancy Directrice de l'école de coaching familial Auteur, conférencière, chroniqueuseRetrouvez Nancy sur Facebook

24 commentaires

  1. Brulotte

    14 décembre 2013 at 22 h 23 min

    Article très intéressant et véridique, chaque parent de jeunes enfants devraient le lire.

  2. Jeff

    17 décembre 2013 at 11 h 49 min

    « Tu veux une petite voiture? Non, papa n’a plus de sous… »

    Je déteste les parents qui parle à leurs enfants à la troisième personne….

  3. Marie-Catherine

    18 décembre 2013 at 12 h 54 min

    Je ne suis pas vraiment en accord avec votre position. Mes parents m’ont toujours offert plusieurs cadeaux, et même si je ne les utilisaient pas tout de suite, plus tard ils me servaient. Je crois que de se rappeler de tout ses cadeaux reviens à un exercice de mémorisation et ce que vous en dites c’Est qu’on devrait toujours se souvenir de tout ce que l’on nous a offert, même étant enfant. Je vous donne un exemple : J’offre des cadeaux à ma blonde pour noël. Peut-être que je ne devrais pas lui en offrir autant, je ne suis pas capable de tous les retenir, même si ce sont des choses UTILES. Je suis en accord pour les friandises, par contre il ne faut pas les interdires, car l’enfant, dès qu’il aura des sous, ira s’acheter des bonbons, ou des sucreries que ses parents interdisent. J’ai été comme cela. Obéir aux parents? Je ne pense pas. La vie de famille est une vie collective, ou chacun doit avoir sa part de devoirs mais aussi de droits. L’enfant peut-être assez mature pour aider les parents dans plusieurs décisions qu’ils prennent et en ressortiront valorisée. Je pense que faire grandir les enfant pour qu’ils deviennent de bons citoyens passe surtout par l’autonomie et la confiance qu’on leur apporte et non pas par les restrictions et l’attente.

    • Catherine

      24 décembre 2013 at 0 h 23 min

      Je ne sais pas combien vous étiez ni combien d’enfants vous avez…mais je sais que donner 1001 cadeaux à chacun de ses enfants (3 pour ma part – 4 si j’y inclus mon grand enfant de mari) n’est pas la meilleure des idée. Vous pensez qu’ils sont mieux ensevelis sous une montagne de cadeaux que de n’avoir rien à manger la semaine après noël ou des vêtements troués et trop petits pendant les mois suivants parce que j’ai tout dépenser sous prétexte que j’ai un budget qui tout d’un coup serait illimité grâce au père-noël qui ferait disparaître toutes nos dettes??? Je ne sais pas sur quelle planète vous vivez, mais si vous êtes si riche que vous ne savez plus comment dépenser votre argent, vous devriez songer à donner aux organismes de charités. Au moins vous auriez un reçu d’impôts…

      Mes enfants vont avoir 1 ou 2 cadeaux de leurs grand-parents, 2 ou 3 du père-noël, donc de nous. Et un « collectif » à l’échange de cadeau familial (oncles,tantes,cousins,cousines). Leur plus gros cadeau, 2 jours dans une base de plein air avec papa et maman…quo ne travaillent pas et qui jouent avec eux. Est-ce qu’ils seront plus malheureux?

      • Smurk

        14 décembre 2014 at 5 h 41 min

        Vous interpretez bien mal le message de Marie-Catherine auquel vous repondez. Elle ne preconise PAS de donner mille cadeaux a ses enfants, elle souligne juste qu’on peut en donner plusieurs et qu’en plus ca les aidera a faire travailler leur memoire (je preconise pour ma part de toujours rappeler qui a offert un cadeau, chaque fois que j’ouvre un livre offert par mamie je dis « tiens, lisons ce livre, vous vous souvenez que c’est mamie qui l’a offert l’annee derniere… »). Elle ne dit PAS qu’il faut depenser plus que de raison, quitte a ne plus pouvoir nourrir ses enfants ensuite. Elle ne dit PAS qu’elle est riche, elle ne dit PAS qu’elle ne sait pas quoi faire de son argent…

        Comme quoi il suffirait de lire ce que les gens ecrivent, plutot que de lire ce qu’on a l’impression qu’ils ecrivent ! 😉

        Pour ma part, je suis assez d’accord avec les remarques de Marie-Catherine, notamment sur « obeir aux parents ». Faire preuve d’autorite sans expliquer (hausser le ton…) donne aux enfants le message contraire qu’on voudrait leur faire passer. Vous voudriez les responsabiliser par rapport a Noel ou par rapport a la vie de famille ou peu importe quoi, et vous leur indiquez qu’ils n’ont pas a comprendre, seulement a obeir, ils n’ont donc pas besoin d’etre responsables, juste d’etre de bons petits soldats.

        On ne doit pas repondre a 90% des besoins de son enfant, on doit repondre a 100%. Ne pas repondre aux besoins de ses enfants, c’est de la maltraitance. Si l’auteur a cite 90% pour prendre en compte la marje d’erreur entre besoin et envie, alors pourquoi ensuite preciser qu’on doit repondre a 10% de ses envies ? (si ce n’est pour faire scientifique sans aucune source)

        En ce qui me concerne, je ne pense pas qu’on doive necessairement acheter des cadeaux utiles pour Noel. Je pense qu’on devrait acheter des cadeaux utiles quand ils sont utiles, et se faire (tres legerement :)) plaisir pour Noel. Si un enfant a besoin/envie d’un nouveau velo, il en a besoin/envie au moment ou l’ancien casse (ou est devenu trop petit ou a ete vole). On n’a pas plus d’argent pour Noel que le reste de l’annee, ca n’aide pas a tenir un budget serre que d’offrir de l’utile a un moment qui n’est pas adequat. Et par ailleurs, je pense que ca donne une mauvaise impression de Noel. Si on ne veut pas ceder a la surenchere, alors il faut revenir aux bases tout court : quelque chose devrait etre offert quand c’est possible et quand c’est souhaitable. L’enfant qui est inonde de cadeaux utiles pour Noel va alors commencer a croire que Noel est necessaire. Par ailleurs, un jeune enfant fait difficilement la difference entre ses besoins et ses envies : si nous on sait qu’un Ipad est une envie, pour l’enfant c’est un besoin : c’est une souffrance enorme de ne pas l’avoir quand ses camarades en ont, c’est un vide au meme titre qu’un estomac vide ou un calin qui n’a pas ete donne apres un bobo. Je ne dis pas qu’il faut ceder, je cherche juste a faire comprendre que rendre Noel « utile » n’aide pas. Du tout. Si pour nous un cadeau utile c’est un pull tricote par mamie, un livre ou un cartable, pour l’enfant un cadeau utile c’est un pistolet a eau. Alors c’est aussi injuste a ses yeux, s’il voulait un pistolet a eau, de se voir offrir un pull (besoin approuve par les enfants) ou un autre jouet electronique (une autre envie). Ca ne repond juste pas a ce qu’il ressent comme etant son « besoin ». Ainsi, je pense qu’on ne devrait en effet jamais mentir a ses enfants, et notamment jamais leur faire croire qu’on ne peut pas acheter telle chose parce que ca n’est pas un cadeau utile. Typiquement, mes enfants me tannent pour avoir un ipad (qu’ils n’auront pas) et je leur ai toujours donne les vraies raisons pour lesquelles ils n’en auront pas. L’ecoute active aiderait beaucoup le parent perdu qui en lisant ces lignes se demande comment reussir ce miracle… En dehors des vrais besoins physiologiques / mentaux etc (approuves par papa-maman :p), un enfant a evidemment plein d’envies qui pour lui sont des besoins : plutot que de continuer a lui faire croire au parent-providence (ou pere-noel-providence) qui a droit de vie ou de mort sur ses reves, on pourrait tout simplement ecouter sincerement ses requetes. On pourrait aussi (mais c’est tout a fait secondaire) voir avec lui ce qui pourrait etre fait pour l’aider a obtenir satisfaction, si c’est possible, et si ca n’est vraiment pas possible en aucune facon, alors ecouter et ecouter encore.

        Mais l’article est quand meme plein de bons conseils.

        • Smurk

          14 décembre 2014 at 15 h 42 min

          A propos du pull ci-dessus, je voulais dire « se voir offrir un pull (besoin approuve par les parents) » (et non pas les enfants, ca n’a pas de sens sinon… :p)

  4. Asdgh

    23 décembre 2013 at 9 h 10 min

    N’importe quoi. Beaucoup de mots pour rien dire. Cest pas une question de quantité de cadeaux mais de valeurs. J’ai de la misère à croire que du monde vous paie pour des conseils de ce genre

  5. David

    25 décembre 2013 at 14 h 20 min

    « Pour se sentir « vivants », ils se tourneront alors souvent vers les drogues, les sports extrêmes, la violence, les gangs de rue, ils rechercheront les plaisirs intenses, rapides, faciles et gratuits. Les efforts? Bof! Travailler? Ouf! »

    Merci de ne pas mettre « Sports Extrêmes » dans les catégories des choses négatives. C’est extrêmement inapproprié ! Surtout lorsque l’on sait la quantité d’efforts et de travail nécessaire à la pratique d’un sport extrême.

    • Carole B

      27 décembre 2013 at 20 h 08 min

      Je suis tout a fait d’accord avec ce commentaire, ca m’a fait bondir. Je fais du sport extrême et pour moi, cette phrase est fausse. Pourquoi associer sports extrêmes à la violence ou aux gangs de rues. Je rêve!!

    • Rémi Francoeur

      29 décembre 2013 at 20 h 09 min

      C’est vrai que si un enfant est trop gaté, il va finir dans une gang de rue…. Bravo la démagogie

    • RDess

      29 décembre 2014 at 10 h 00 min

      Je suis d’accord que le sport extrême n’est pas négatifs si c’est vraiment pour le sport.
      Si c’est utilisé pour ce SENTIR VIVANT qu’est-ce qui sera utiliser après?

      Perso, ça a été très dur lorsque mon corps m’a lâcher à 30 ans et je ne suis pas sur qu’on considèrerait 3 hrs/ 5 jours semaines d’entrainement en salle et 8à16 hrs/jrs de salle d’urgence, du sport extrême, mais ça m’aidait à me SENTIR VIVANTE.

      Mais de toutes façons, tout les aspect négatifs qu’elle a nommé peuvent venir de d’autres causes. On sait très bien que n’importe quelle déficit émotionnel, même recevoir des cadeaux à Noël (dans CERTAINS cas par des parents qui travaillent trop le reste de l’années et qui veulent ce faire pardonner) mais surtout par des jeunes qui ont manquer de présences, qui ont été abusé, qui n’ont jamais été écouté. Alors c’est le sentiment de vide qui amène ces pratiques et non l’abondance de cadeaux.

      Pour ce qui est des besoins. Les remplir 100% oui.
      Mais un besoin c’est de loger, nourrir, vêtir. Dans nous pays dit « développés » on ajoute éduquer (école).
      Mais y’a rien qui nous oblige à acheter des souliers rose de princesse quand on sais très bien que 1- c’est souvent le double du prix ou que pour le même prix on aurait une meilleur qualité 2- elle en voudra plus dans les jours qui suivent. Y’a rien qui nous oblige à leurs acheter des trucs qui ne font pas parti des groupes alimentaires. Y’a rien qui nous obliges à peindre la chambre en rose (deux mois après elle la veut mauve). Et l’école… Ouf, je ne m’y lance même pas…
      L’enfant a besoin d’être aimer et éduquer par ses parents (idéalement les deux) et d’un minimum de 15 minutes « UN A UN » par jour. C’est souvent le temps du bain et de l’histoire lorsqu’il sont petits mais après???

      L’important comme parent c’est de répondre au besoin primaire de son (ses) enfant(s ) de l’aimer (passé du temps de qualité avec positivement) et de l’éduquer. Et oui, apprendre à dire non en fait parti (mais je conseille d’utiliser d’autre mot comme , il ne fait pas faire ça parce que…. avant le »terrible 2″ ça a aussi l’avantage d’enrichir le languages).

      Agir selon sont coeur ce n’est pas d’agir selon nos SENTI-MENTS mais selon ce qui est BONS pour nous et pour nos enfants.

      Et en passant, si on a vraiment fait de notre mieux on de devrait jamais ÊTRE/ce sentir coupable des décisions des autres.
      Surtout si on ne nous a jamais mit au courant de ce quô n’allait pas. À chacun ces responsabilités.

      D’ une maman qui en bavé… Dans sa vie perso et comme parent d’une enfant avec des troubles d’apprentissages, de languages et un TDAH…
      J’en ai vu des tonnes de « spécialistes ».

      P.S. J’ai eu la chance d’être « sauvé » in-extremis en 2012 et j’en ai plus du tout de sentiment de vide depuis 😉

  6. Carole B

    27 décembre 2013 at 20 h 09 min

    * associer
    * violence
    🙂

  7. Aurel

    14 décembre 2014 at 4 h 55 min

    le paragraphe sur la frustration me gène…notamment le moment ou il faut « priver l’enfant d’attention durant toute la durée de la scène » !
    Pourquoi ne pas dire à l’enfant qu’on comprend sa frustration et l’aider à comprendre ce sentiment, accueillir cette émotion qui est difficile à gérer !? déjà pour nous adulte ce n’est pas évident…alors imaginer que nos enfants y arrive instinctivement…

    Je rejoins aussi les commentaires ci dessus concernant les sports extremes associés aux gangs de rue ou à la violence !??!

    Sinon pour ce qui est de ne pas noyer les enfants sous une avalanche de cadeaux je suis tout à fait d’accord ! ici 1 cadeau chacun + 3 en commun (kapla, circuit, petites voitures)

  8. Jean

    14 décembre 2014 at 6 h 43 min

    « ces enfants risquent de devenir des adultes blasés (…) Pour se sentir « vivants », ils se tourneront alors souvent vers les drogues, les sports extrêmes, la violence, les gangs de rue … »

    Ha ha ha ha. Oui, les gangs sont plein d’enfants gâtés, c’est bien connu !

  9. Kévin Avrillon

    14 décembre 2014 at 6 h 58 min

    Article plein de raccourcis douteux(votre enfant sera un gangster si vous lui donnez trop de cadeau!)
    qui est dépourvu de base scientifiques[L’ensemble des cadeaux ne devrait pas dépasser une somme de 150 $ à 200 $ (donc 3 à 4 cadeaux)].
    Finalement c’est juste UN avis parmi tant d’autres… On se demande ce si la souplesse était une qualité valorisée dans vos formations.

    Bref, je ne suis pas fan de cette article qui est une suite de directives dépourvu d’explications et qui ne laisse pas de place à l’adaptation et à la souplesse.

  10. Mim

    14 décembre 2014 at 9 h 31 min

    Dommage ! Le début de l article était bien quand vous parliez de ne pas gâter. Mais je m attendais à ce que vous développiez la différence entre désir et besoin qui n est pas évidence pour tous… Et au sujet de l éducation, je ne pense pas que les enfants doivent « obéir ». Collaborer oui… Mais s il y un chef dans un grouoe, il y forcément des rebelles….

  11. mel

    15 décembre 2014 at 5 h 05 min

    Pas du tout d accord à noel on était gâté et on a de vrai valeurs nous sommes polis non violents actifs et tres heureux. On se contente de ce qu on a et on se dit qu il y pire que nous. On se drogue pas.
    Tout vient de l education qu on est 1 ou 30 cadeaux justement avoir 1 ou 2 cadeaux peut tout autant les frustrés les rendent egoiste ou je ne sais quel autre argument …… si on suit se raisonnement.
    Chacun fait comme bon lui semble tout vient pas l education et donner de vrais valeurs à commencer par la politesse et le respect des choses des personnes

    • Mélanie

      15 décembre 2014 at 16 h 12 min

      Nous verrons bien dans le futur que seront devenus ses enfants gâtés…sans désirs…sans défis…sans but…qui veulent tout tout de suite sans effort… Les personnes qui ne sont pas en accord verront le résultat dans 10-15 ans… Notre nouvelle société… Ils y aura de bonnes personnes et de moins bonnes…mais la nouvelle qui s en vient sera différente de celle qui est… Et ne sera pas meilleure… Oui plus de drogué, de délinquants… Oh la la

  12. adoucisseur

    15 décembre 2014 at 16 h 28 min

    Super article, bravo.
    A partager massivement en ces périodes de fêtes.

  13. Sabrina

    15 décembre 2014 at 21 h 47 min

    Je n’aime pas cet article. Ce qui me rebute le plus, ce sont les « il faut ». Les « ceci est bien, ceci est mal ». « Ceci aura telle conséquence négative et ceci aura telle conséquence positive. » Tout ce qu’on fait doit être mis dans un contexte, et le contexte détermine bien plus la conséquence que l’acte lui-même. Par exemple, un enfant qui recevra 10 cadeaux « inutiles » mais qui seront utilisés pour passer de nombreuses heures de plaisir en famille toute l’année sera-t-il un enfant gâté, dans le sens négatif du mot? Ou sera-t-il plutôt un enfant qui apprend à avoir du plaisir avec ceux qu’il aime, à passer du temps ensemble, à partager, à attendre son tour, à vivre en groupe, à apprendre qu’il est important, qu’il a sa place, etc? Cet enfant sera-t-il plus « gâté » que l’enfant qui reçoit 3 cadeaux « utiles » qu’on lui donne pour se débarrasser de lui le plus vite possible et joindre « l’utile à l’agréable », alors que la famille a la possibilité de payer tout l’utile nécessaire toute l’année? Et l’enfant qui reçoit 1 cadeau « utile » alors que le budget familiale est serré peut aussi reconnaître la valeur de celui-ci et être touché et se sentir important! Mais l’enfant qui reçoit 1 cadeau utile dans une famille où il voit, ailleurs dans l’année, les parents s’acheter plein de trucs inutile verra bien qu’il y a quelque chose de pas logique.. Pourquoi, eux, n’auraient pas le droit à du luxe puisque la situation familière le permet? Donc, à mon avis, il faut tout remettre dans son contexte. Les « il faut, voici la recette du succès »… je déteste… car ce n’est pas le nombre de cadeau, leur valeur ni leur utilité qui est importante, c’est bien d’avantage la signification qu’ils ont pour l’enfant comme pour le parent, et cette signification dépend de tellement de facteurs….. Alors à nous, parents, de faire en sorte que les cadeaux aient la signification qu’on souhaite qu’ils aient pour nos enfants, en tenant compte de nos valeurs, de nos situations, etc.

    • RDess

      29 décembre 2014 at 10 h 04 min

      Très bon commentaire 😉

  14. Anne

    28 décembre 2014 at 15 h 53 min

    Je suis surprise de voir autant de raccourcis simplistes, sans profondeur, qui se veulent des généralisations alors que rien de ce qui est écrit ici est basé sur des études et des résultats de recherche, pourtant si nombreux dans le domaine du développement de l’enfant. En lisant ce texte, j’ai l’impression d’y voir le discours d’une grande-tante qui n’a jamais eu d’enfant et qui se fait le plaisir d’être moralisatrice alors que sa morale est basée sur un simple sentiment refoulé. Parents, lorsque vous lisez des « Il FAUT » et des « VOUS DEVEZ », méfions nous. Aussi, lorsque l’auteur d’un texte se sert de son opinion pour nous faire croire qu’elle a quoi que ce soit à nous apprendre, allons plutôt voir une personne qui a étudié le sujet et qui a une méthode de recherche rigoureuse.

    Les passages de ce texte concernant les possibles trajectoires d’un enfant « gâté » manquent énormément de rigueur et d’éthique. « Beaucoup d’enfants ont voyagé bien davantage que moi »…. Voilà qui est dommage pour l’auteure de se comparer à des enfants qui ont la chance de voyager, d’apprendre et d’ouvrir leurs horizons. La suite logique de l’auteure sera-t-elle de reprocher aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école pour qu’ils puissent s’instruire bien davantage que l’auteure? J’espère que non…

  15. RDess

    29 décembre 2014 at 10 h 05 min

    Très bon commentaire.

  16. Roland Laros

    30 décembre 2015 at 11 h 08 min

    Article aussi sincère! ça me plait…

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