ASSEYEZ-VOUS ET LISEZ, JE VOUS EN PRIE

Par le 11 octobre 2017

Asseyez-vous… Asseyez-vous, je vous en prie. Asseyez-vous et lisez vraiment ce que je vais vous écrire ici…

Si vous luttez actuellement contre le changement qui s’opère dans votre vie et dans le monde, je vous propose dans cet article, une vision qui pourrait vous offrir un peu plus de sérénité. Si vous êtes debout, en cet instant, juste, asseyez-vous pour pouvoir intégrer pleinement ce que je vais vous écrire…

La première nouvelle que j’ai envie de vous donner est celle-ci : les changements ne cesseront jamais dans votre vie … JAMAIS! Si vous souhaitez que les choses se calment un peu, sachez qu’elles ne se calmeront jamais ! Car c’est la nature même de la vie que d’être un cycle, un mouvement.

Observez les vagues de l’océan, les feuilles d’un arbre, le vent… Le changement est la nature même de l’existence , impossible de changer ce fait.

Alors la seule chose que vous pouvez changer aujourd’hui, c’est la manière dont vous pouvez abordez le changement et la transformation que celui-ci vous apporte dans votre vie.

Il y a des changements qui apportent la chose la plus précieuse au monde, là où la sécurité et le statu quo ne peuvent amener eux que de la rigidité et une mort lente de notre être.

Les changements que j’ai vécus dans ma vie  ont tout balayé sur leur passage et ils m’ont conduit à la chose la plus précieuse au monde… Vivre ma vraie nature.

J’ai écrit un Roman initiatique « Au Nom du Corps » qui témoigne de ce changement profond et qui est devenu un Best seller, tellement il a parlé à énormément de personnes qui vivent ce processus de l’intérieur.

Les rythmes des changements aujourd’hui dans le monde, sont bien plus importants qu’avant.  Beaucoup de nos grands-parents pouvaient vivre une existence entière sans avoir à affronter d’évènements susceptibles de chambouler sérieusement leur vision du monde. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Aujourd’hui, plus rien n’est fixe. Tout bouge. Tout est mobile. Tout change. Avant, on choisissait une carrière pour sa vie entière, on vivait dans le même quartier et on pouvait avoir les mêmes voisins pendant des générations.  De nos jours, pour beaucoup d’entre nous, nous nous séparons, déménageons, changeons de métiers et ce, plusieurs fois au cours d’une même existence.

 Nous voulions par le passé, sécuriser les choses, rendre les choses linéaires pour toute une vie. Cela rassurait notre cerveau aiguisé qui cherche souvent à tout contrôler.  Mais, c’était sans compter avec les lois organiques de la nature et de l’univers qui elles, sont loin d’être  linéaires et fixes.

Car oui, observez dans la nature, tout est en mouvement, tout est cycle, tout meurt et tout renaît…  tout fluctue et tout bouge sans arrêt. Et aujourd’hui, plus que jamais, cette nature cherche à reprendre ses titres de noblesse et ses droits, car on a eu une fâcheuse tendance à compter sans elle et même à jouer contre elle !

Dans ce contexte, face à la fragilité de nos vies et de ce que l’on construit, il est urgent de vivre plus intensément qu’avant, de ne plus vivre les choses à moitié… Il est urgent de revenir à l’essentiel de ce que nous sommes, pour ne pas nous perdre. Il est fondamental de comprendre comment les choses fonctionnent, si nous ne voulons pas être dépassés par ce qui est à l’œuvre et par ce qui gronde sous nos pieds. Car fonctionner avec l’ancien système, ne sera bientôt plus possible. Le comprendre, nous permettra peut-être de rester dans le « flow », plutôt que de lutter contre.

Nous vivons à une époque difficile. Nous faisons face à des crises, à des dépressions collectives et individuelles. Plus rien n’est comme avant, même si on tente de se persuader que tout ce mouvement de fond n’est que passager.  Sous nos toits ou au niveau politique, ces mouvements de fond, ces changements, ne sont pourtant pas traités ni regardés comme ils le devraient. On tente de les nier, de les supprimer, de les mettre sous le tapis.  On enrobe les choses. On essaie de mettre du joli ou du « sent-bon » autour.  Que ce soit au niveau collectif ou au niveau individuel, on entoure ces mouvements de fond sous un beau papier rose pour faire comme si de rien n’était… sans essayer de sentir ce que cela pourrait nous apporter… Une connexion profonde à la source de la vie même …. Qui ne réside pas à la surface, mais bel et bien dans nos profondeurs.

Au niveau individuel, on imagine une vie meilleure. On rêve d’une belle maison. Au niveau sociétal, on placarde des affiches de belles femmes avec de beaux bijoux dans de magnifiques voitures polluantes, pour essayer de se convaincre que là est la solution de tous nos maux. Les exemples de notre façon de faire l’autruche sont pléthores ! Peu de gens souhaitent aller voir ses profondeurs intérieures.

Je ne pense pas que la majorité procède de la sorte, parce qu’elle croit que nier est ce qu’il faut faire. Je pense plutôt qu’elle ne sait pas ce qu’il convient de faire.

En fait, pour la plupart, nous n’avons aucun moyen d’aborder les strates de notre expérience pour aller vers un mieux, parce que personne ne nous a appris à le faire ou que personne ne nous enseigne l’art du changement. On nous enseigne plutôt, la perfection et de grimper toujours plus haut… en oubliant que dans la vie, il y a des creux et il y a des bosses et que dans les creux, réside le fondement même de notre nature. Vous ne faites pas de beaux arbres sans racines profondes!

Aujourd’hui, d’une manière ou d’une autre et tout autant que nous sommes, nous sommes aujourd’hui mis au défi de recréer nos vies. Nous sommes poussés par-derrière pour retrouver qui nous sommes vraiment. Nous sommes forcés à plonger dans l’ombre, sous la surface des choses pour nous reconnecter enfin à notre essentiel, ou à la racine de notre être profond.

L’heure n’est pas à grimper vers la lumière. D’abord, il s’agit de regarder ce qui crépite au fond de nos ventres et sous nos pieds.

Connaissez-vous quelqu’un qui n’ait pas vécu ce dont je parle aujourd’hui ? Reste-t-il un îlot épargné par le changement ? Et si il y avait un sens ? Ces transformations que vous vivez,  ne serait-ce pas le dernier moyen choisi par la nature pour ne plus vous laisser à la surface et vous plonger dans vos abîmes pour enfin vous rencontrer ? Pas pour faire du mal, non… mais pour rencontrer vos profondeurs, votre nappe phréatique, le terreau de qui vous êtes.

Il y a certes des choses qui font peur et qui grouillent sous terre ; il y fait sombre et  il y a des asticots… Mais ils servent de compost pour faire des fruits juteux. Et nous humains, nous fuyons tout ce qui ressemble à des asticots qui sont pourtant la source du vivant et du généreux. On ne fait pas un nénuphar sans marécages… On ne produit pas de fruits sans compost et sans matières organiques vivantes. Mais nous, on préfère rester à la surface des choses… Mais, cette surface devient sèche et aride… sans vie, sans sève… et personne ne semble le remarquer…

Depuis une quinzaine d’années, moi-même, j’ai l’impression d’avoir changé de forme et de texture. La vie m’a mise dans une grosse machine à laver. Elle m’a moulue, broyée,  puis essorée pour me faire ressortir avec la sensation de ne plus être la même. J’ai vécu un processus énorme qui m’a transformée de l’intérieur. J’ai rencontré mes asticots intérieurs et ces derniers m’ont rendue un fier service, ils m’ont rendue vivante et vibrante.

J’ai tenté de vous relater cette expérience de façon romanesque dans le livre initiatique « Au Nom du Corps ». Et, c’est de nouveau de cette aventure-là dont je parle dans mes enseignements, mais de façon beaucoup plus théorique, pour qu’il existe un mode d’emploi dans ce monde chaotique, pour avoir des balises pour retrouver ce que nous sommes vraiment, pour que les choses puissent enfin changer dans ce monde qui semble partir à la dérive.

Oui, je parle de ce processus de connexion à notre créativité, à notre essence, à la force de vie qui circule dans nos tripes, à ce qu’il y a de plus riche et de plus puissant en nous : notre propre nature, notre propre essence, notre propre graine, graine qui n’appartient à aucun autre que nous même. Oui, je parle du processus organique de la naissance de cette graine, la vôtre et de sa croissance.

Mais cette transformation intérieure n’est pas forcément un beau film avec des images chatoyantes qui vous laisseront le souvenir d’une soirée charmante. Ce chemin, il laboure, essore, détruit les cuirasses avant  d’offrir la connexion à notre essence, à ce qui grouille et à ce qui vit au fond de nos ventres. Mais le jeu en vaut la chandelle… 

Alors oui, dans mon livre et mes formations je parle du risque pris quand on s’engage sur ce chemin. Je parle des étapes de ce processus qui est si puissant, si plaisant, si passionnant et qui est à la fois, si difficile et si douloureux.  Je parle de cette « chose » qui nous transmute vers une terre inconnue et neuve, une terre qui nous ressemble et qui nous rend vivants, vibrants et aimants…! Enfin !

Frappée de plein fouet par cette mutation, j’ai eu envie de la comprendre,  de la décortiquer… Et aujourd’hui, je passe mon temps à la partager dans des conférences, des formations… par écrit!

Dans ces périodes de grandes transformations et d’accélération, quelles sont les forces sur lesquelles nous pouvons compter ? Quels sont les écueils que nous pouvons éviter ?  Voilà des questions auxquelles je tente d’apporter des éléments de réponse.

Ce que je peux déjà vous dire c’est que ce processus de transformation vers notre puissance ressemble à une mort avant une renaissance. Il nous nettoie de nos belles illusions et de nos attachements malsains qui sont contraires aux mouvements vivants, pour nous éveiller à la noblesse de la réalité de ce que nous sommes.

Nous accédons finalement au grandiose que si nous acceptons de creuser les tréfonds. C’est cela l’alchimie, le mariage des polarités, la divine dichotomie. Voilà par quoi passe une transformation individuelle ou collective.

 

***

Ne luttons pas contre la vie, même si elle a pris la forme d’une mort et d’une descente apparente…

Imaginez un cœur qui après sa phase d’expansion refuse de se contracter…

Imaginez le jour qui refuse que la nuit arrive…

Imaginez l’été qui s’étire et refuse l’hiver…

Imaginez l’expir qui refuse l’inspir…

Imaginez que l’on refuse de dormir après des jours de veille…

Imaginez qu’après l’action, il n’y ait pas de phase de repos…

Imaginez qu’après le soleil, on ne voit pas la lune ou la nuit…

Refuser une polarité sous prétexte qu’elle est plus obscure, plus froide, plus endormie, plus contractée, plus lente, plus secrète, plus solitaire, plus vide, nous place dans le refus du mouvement cosmique de l’univers entier, dans le refus du mouvement des planètes, dans le refus des mouvements des vagues et des marées dans l’océan, dans le refus de la naissance du Big Bang lui-même, dans le refus de Dieu et de sa création…

On ne trouve pas la paix, dans le refus des bruits de la vie…

On ne trouve pas la lumière en tournant le dos à l’ombre…

On ne trouve pas la sagesse en se moquant de la folie…

On ne trouve pas la joie en refusant nos pleurs…

On ne trouve pas la vie en fuyant la mort…

Reconnaître la vie pour ce qu’elle est enfin, nous conduira enfin vers notre destin…

****

Caroline Gauthier

Auteur du Roman initiatique à succès « Au Nom du Corps »

Formation en Ligne «  Vivre sa Nature »

Pour plus d’articles: www.aunomducorps.fr

D’autres textes en vidéo sur YouTube « Au Nom du Corps »

À propos de Caroline Gauthier

2 commentaires

  1. jiji

    12 octobre 2017 at 5 h 23 min

    merci, ça m’a convaincu que ma force est dans mon profond

  2. Karim

    13 octobre 2017 at 9 h 45 min

    Ce qui est difficile, c’est d’oser faire le premier pas vers le changement ou les asticots que vous décrivez dans votre bel article.

    Pour cela, il y a un petit truc qui marche assez bien : Prenez juste quelques instants.

    Imaginez-vous libéré(e) des peurs, des doutes, de la culpabilité, du manque de confiance, de la difficulté à s’exprimer en public, de la peur du jugement, de la dépendance à telle ou tel genre de personne, etc.

    Imaginez-vous libéré(e). Qu’est-ce que cela fait ? Que ressentez-vous ? Dans quel genre d’endroit êtes-vous ? Avec quel genre de personne ?

    En prenant cet instant, vous pouvez vous rendre compte qu’il y a en vous une force, un désir de changement.
    Peut-être était-il jusqu’à maintenant recouvert par votre peur du changement .

    Il ce peut que ce soit le moment de laisser plus de place à ce désir. Si vous vous sentez prêt(e), foncez !

    Mais peut-être que cela vous fait trop encore trop peur. C’est tout à fait compréhensible : car c’est difficile.

    Il est alors peut-être encore un peu tôt pour vous de changer quoi que soit, afin d’accéder à ce bien-être ou cet épanouissement auquel nous aspirons tous.

    Si c’est le cas, accordez au moins une toute petite place à ce désir.

    Comme une braise au fond la cheminée, que vous laisseriez, afin qu’elle permette d’allumer plus tard, un magnifique feu, celui de votre être.

    Merci encore pour votre article très inspirant.

    Bien à vous,
    Karim
    se-liberer-soi-meme.com

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