ET SI VOUS ARRÊTIEZ DE FORCER?

Par le 16 février 2017

Quand j’ai su que je portais la vie en moi, il y a plus de sept ans maintenant, j’étais dans les premières années critiques de ma pratique de coaching et je m’investissais pleinement afin de faire de mes activités professionnelles un succès.

Étant dans la période de démarrage, ce n’était pas encore gagné, alors je gardais le focus et faisais tout dans mon possible pour me faire connaître et augmenter ma clientèle. J’étais tenace, c’est le moins que l’on puisse dire!

Mais au moment de savoir que j’étais enceinte, il y a eu un déclic au plus profond de mon être et j’ai pris une décision qui a changé le cours des choses, et d’une façon que je n’aurais jamais pu prédire :

Celle de travailler moins afin de bien prendre soin de moi et de la vie qui poussait en moi.

J’ai donc décidé de continuer à m’occuper des clients que je desservais à ce moment-là et de faire le minimum nécessaire pour gérer adéquatement mes affaires. J’ai choisi de n’entreprendre aucune nouvelle initiative de démarchage ou de développement de celles-ci.

Je prenais donc plaisir à coacher mes clients dans les mois qui ont suivi, changeant de position sur ma chaise avec mon bedon qui prenait petit à petit de l’ampleur et je faisais ma comptabilité et autres tâches connexes.

Mais par de longs moments je restais à la maison et je suivais mon énergie de femme enceinte: siestes, petites collations à longueur de journée, cours de yoga prénatal et la préparation pratique et affective de ma future vie de maman.

Tout à coup il y avait de l’espace dans ma vie, il y avait un respect pour mes besoins et il y avait une clarté aveuglante concernant les priorités du moment.

Je ne vous dis pas que j’ai passé ma grossesse sur un nuage rose car ce serait nier l’intensité, les épreuves et les nuances de cette période initiatique.

Mais je peux dire que je me suis donnée la chance de vivre l’expérience pleinement, que j’ai respecté et honoré mes besoins et ceux de mon enfant et que j’en suis profondément reconnaissante.

Et c’est là que mon histoire devient intéressante.

Car ralentir professionnellement de cette manière a eu un effet inespéré et heureux sur le développement de ma pratique de coaching: du mois de septembre quand j’ai su que je portais la vie, jusqu’au mois d’avril quand j’ai commencé mon congé de maternité, ma clientèle n’a fait qu’augmenter.

Malgré aucune démarche de ma part de me faire connaître davantage, durant ces mois de grossesse, des clients potentiels surgissaient des petits recoins à des moments complètement imprévus, comme par magie.

Il y avait toujours une explication logique pour comment ils m’avaient retrouvée mais cela m’étonnait chaque fois qu’ils aient choisi ce moment précis de rentrer en contact avec moi.

Je semblais être un aimant à clients, et mon chiffre d’affaires n’a cessé d’augmenter.

En fait, le dernier mois avant mon arrêt de travail, j’ai généré le plus de revenus en coaching que chaque mois des 3 années précédentes, pour atteindre l’objectif que je m’étais fixé au moment du démarrage! J’ai enfin senti que ma pratique de coaching avait une certaine assise et que je pouvais en vivre.

Je n’en revenais pas. Je travaillais moins et j’avançais plus rapidement.

Je dépensais moins d’énergie à essayer de réussir, moins d’énergie à forcer pour que cela marche, et je réussissais davantage tout de même.

Je ne consacrais aucune d’énergie dans le développement de mon entreprise et elle prenait quand même de l’ampleur!

En passant, une petite précision s’impose: travailler moins ne voulait pas dire que je me fichais de mon entreprise ni que mon travail était médiocre. Au contraire, je restais bien présente auprès de mes clients et je leur offrais le meilleur de moi pendant nos séances.

Mais j’ai arrêté de vouloir tout contrôler, d’être parfaite et de réussir à tout prix.

J’ai arrêté de m’inquiéter de ma situation financière et de celle de ma pratique de coaching.

 J’ai arrêté de forcer, point.

J’ai tout simplement fait confiance à la vie, me concentrant sur ce qui était prioritaire: le bien-être de mon enfant, qui passait par le bien-être de sa maman, en l’occurrence moi!

Vous allez dire que je devais dégager cette énergie spéciale qu’ont les femmes enceintes à force de porter la vie pour deux, d’où l’arrivée de tous ces nouveaux clients. Et c’est sans doute une partie de l’explication.

Mais selon moi c’est loin d’être tout.

Voici donc comment je comprends ce phénomène qui m’a épatée à l’époque et qui m’épate encore aujourd’hui:

Les priorités à la bonne place

Tout d’abord, j’avais mes priorités à la bonne place: ma santé et mon bien-être, et la santé et le bien-être de mon bébé. Rien n’était plus important que cela et je le savais dans chacune de mes cellules.

Cette conviction profonde m’a donné la motivation par la suite de joindre le geste aux paroles et d’agir en conséquence:

Honorer ce qui est prioritaire en lui consacrant de l’espace

Je poursuivais avec des actions qui étaient en cohérence totale avec ce choix: ralentir mes activités professionnelles et répondre à mes nouveaux besoins tant physiologiques qu’émotionnels.

Il y avait donc un alignement profond, un sentiment de justesse et une simplicité dans ma façon d’aborder la vie. Je ne passais pas de temps à remettre en question mon choix ni à m’inquiéter des implications. C’était merveilleusement simple.

De plus, l’espace laissé par ce nouveau rythme a permis à une autre énergie de couler à travers moi et mes journées: la magie de la vie.

La magie se déploie tout naturellement

Sans que j’aie à faire quoi que ce soit et sans forcer, ce que je voulais venait à moi. Et en relâchant le contrôle (ou l’illusion de contrôle, devrais-je dire!) et en prenant bien soin de moi et de ce qui m’était important, la vie a pu œuvrer à travers moi à un autre niveau.

En fin de compte, c’était mon état d’être qui a changé tout et qui a permis au mouvement d’abondance de s’opérer dans ma vie. Et c’est moi qui ai consciemment agi sur cet état intérieur : c’est moi qui ai choisi de me concentrer sur les choses importantes, ce qui a permis un relâchement intérieur très salutaire.

Nous avons un grand pouvoir d’action dans nos vies

 Remémorer ce temps bien spécial me rappelle une fois de plus que nous avons tous le pouvoir de changer le cours des choses dans nos vies.

Nous ne sommes pas seuls et n’avons pas à forcer et à imposer notre volonté pour arriver à nos fins.

Dans les moments de contraction intérieure, où tout semble difficile, lourd et ardu, on peut réaligner nos priorités, leur faire une place dans notre vie et enchaîner avec des gestes cohérents. Il s’agit d’un relâchement intérieur qui est subtil, mais qui a une grande portée.

Car en le faisant, on invite à la vie de faire équipe avec nous et d’initier le mouvement de magie. On se tasse de notre propre chemin et on assiste à de petits et grands miracles, comme j’en ai vécu pendant ma grossesse.

À vous maintenant!

Mon histoire a peut-être éveillé votre propre expérience de laisser la vie œuvrer à travers vous ou encore là dans votre vie où vous avez l’impression de trop forcer. Dans tous les cas, partagez librement vos propres expériences dans les commentaires ci-dessous.

Nous avons tous besoin de plus de magie dans nos vies et c’est à nous de la créer!

Au grand plaisir de vous lire,

En toute ouverture 😉

Minnie Richardson,
Vecteur de conscience

Coach de vie et Praticienne en travail rituel

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D’origine britannique, Minnie a fait sa vie au Québec depuis l’an 2000 et vit actuellement l’aventure imprévue d’un an dans le sud de la France. Joignant le geste à la parole, elle suit consciemment son chemin afin de se réaliser de plus en plus pleinement chaque jour.

Coach de vie certifiée et Praticienne en travail rituel, elle a mis au point les « 5 clés d’une vie plus consciente », transmises par ses puissants programmes web et ses coachings intuitifs. Minnie se met au service de personnes souhaitant créer et vivre des vies remplies d’intégrité, de sens et de joie.

5 commentaires

  1. Françoise

    16 février 2017 at 5 h 15 min

    Bien sûr que ça me parle. Moi, c’est un arrêt de travail (burn out) qui m’a forcée à m’arrêter et après quelques mois, malgré mon désir de recommencer, les « soignants » m’en empêchent. Même mon employeur m’a dit « d’abord ta santé, ta famille et après seulement et quand tu seras prête, le travail » et c’est un beau cadeau d’un employeur mais voilà, je n’arrive pas à profiter de ce temps sans culpabilité et puis, je ne sais pas où cela me mène en matière de boulot (vais-je devoir partir ?) et ces ruminations (aucune occupation pour les arrêter) me pompent l’énergie que je devrais récupérer pour moi, me sentir bien et pouvoir repartir… Pas simple tout ça !

    • Minnie Richardson

      20 février 2017 at 5 h 50 min

      Merci Françoise pour ce partage. Pour avoir déjà passé par une période d’épuisement, je sais le défi que cela représente et je vous envoie lumière, énergie et courage pour trouver votre chemin.

      Ceci étant dit, c’est une période riche en exploration, en découvertes et en nouvelles expériences qui vous guideront pour la suite des choses; qu’est-ce qui me fait du bien à l’extérieur du travail?; d’où vient cette culpabilité, qui suis-je au delà de mon identité professionnelle, etc.

      Bonne route et au plaisir de vous recroiser ici ou ailleurs,

      Chaleureusement,

      Minnie Richardson
      Vecteur de conscience
      Coach de vie et Praticienne en travail rituel
      laconscienceensoi.com

  2. Eve gauthier

    17 février 2017 at 18 h 15 min

    Merci Minnie ,encore cette fois si tu impacte dans ma vie de facon très positive …j’ai vraiment tripper à St-Sauveur et la j’avais besoin de te lire … Alors merci et continue ta contribution est … Génial , merci Eve 🙂 XXXXXXX

    • Minnie Richardson

      20 février 2017 at 5 h 52 min

      Ah, merci vraiment Ève pour ce message chaleureux! J’ai aussi adoré le weekend à Saint-Sauveur, et tant mieux si ce message t’a parlé!! 🙂 Oui, oui, je continue, je m’amuse trop pour m’arrêter ;).

      À bientôt!

      Minnie xx

      Minnie Richardson
      Vecteur de conscience
      Coach de vie et Praticienne en travail rituel
      laconscienceensoi.com

  3. Eve gauthier

    17 février 2017 at 18 h 16 min

    Merci , J’avais écrit … j,èspère que mon message n’est pas perdu ???

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